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Publié le : 27/06/2014

L'Atelier de Philosophie

Penser ce que nous disons :  à partir d'un travail sur la langue vivante et tout particulièrement sur les expressions du langage courant, comment mettre en place une dynamique de questionnement philosophique ?

Trois ateliers  autour des expressions : «prendre le temps» ou "prendre du temps"  : rythme et art du temps, temps de plus en plus fragmenté, comment maîtriser le temps pour continuer à être sociable ? "Travailler du chapeau" : l'expression trouve son origine au XIXème siècle dans les chapelleries où les sels de mercure utilisés pour feutrer les chapeaux intoxiquaient les ouvriers et provoquaient des troubles psychiques. Depuis "travailler du chapeau" signifie être un peu fou ou ne plus avoir toute sa tête. Mais "le fou ce n'est pas celui qui a perdu la raison c'est celui qui est resté seul avec elle" ... Sur la folie ordinaire et nos petites folies. Enfin, "rouler une pelle" : le baiser et la caresse, donner et prendre un baiser, caresser et être caressé, entre l'acte et le geste, les différentes formes de baisers et d'amour.

Avec et animé par Jean Ibanez, professeur de philosophie au lycée La Merci et  à la Faculté de droit de Montpellier.

Pistes de lecture 

  • Hartmut Rosa, Accélération, une critique sociale du temps / Edition La Découverte Poche.
    Sciences Humaines et Sociales, n°393,  2013

L'expérience majeure de la modernité est celle de l'accélération. Nous le savons, nous le sentons : dans la modernité, « tout devient toujours plus rapide ». Or le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au XXe siècle. C'est cette lacune que Hartmut Rosa tente de combler avec son ouvrage, qui livre une théorie systématique de l'accélération sociale, susceptible de penser ensemble l'accélération technique, l'accélération des transformations sociales et l'accélération du rythme de vie, qui se manifeste par une expérience de stress et de carence temporelle.
Or, la modernité tardive, à partir des années 1970, connaît une formidable poussée d'accélération dans ces trois dimensions. Au point qu'elle en vient à menacer le projet même de la modernité : dissolution des attentes et des identités, sentiment d'impuissance, « détemporalisation » de l'histoire et de la vie, etc. Dans ce livre magistral, Hartmut Rosa prend toute la mesure de cette analyse, pour construire une véritable « critique sociale du temps » susceptible de penser ensemble le devenir de l'individu et de son rapport au monde.

 

  • Jean-Louis Servan Schreiber, L'Art du temps / Librairie Arthème Fayard, 1983 Le nouvel art du temps / Albin Michel, 2000

 Aujourd'hui, la plupart d'entre nous ont mal à leur temps et ne savent pas que ça se soigne. Les enquêtes d'opinion dans les pays avancés montrent qu'on s'y plaint davantage du manque de temps que du manque d'argent, de verdure ou de liberté. Serait-ce le mal du siècle ? Et, si oui, comment expliquer que si peu soit écrit et que presque rien ne soit fait à ce sujet ?
Beaucoup plus que de l'argent, le temps c'est la vie. On ne peut se résigner à un malaise qui mine à la fois notre efficacité et notre sérénité. L'homme moderne a maîtrisé depuis un siècle et demi la santé, le bien-être matériel, la vitesse, la communication, l'espace et maintenant son corps. Sa prochaine conquête évidente : c'est celle de son temps.
Ce ne sera pas le plus facile, car là, sciences et techniques ne peuvent rien pour lui, le combat sera à mains nues. Mais il en vaut la peine, car il permet des conquêtes précieuses : la sérénité. l'efficacité et, un jour peut-être, la sagesse.

 

  • Wade Davis, Pour ne pas disparaitre, pourquoi nous avons besoin de la sagesse ancestrale / Edition Albin Michel

"Avant de mourir, l’anthropologue Margaret Mead a exprimé la crainte qu’en glissant vers un monde plus homogène, nous ne soyons en train de jeter les bases d’une culture moderne générique et informe, qui n’aurait pas de concurrente. Elle redoutait que toute l’imagination humaine ne soit contenue à l’intérieur des limites d’une unique modalité intellectuelle et spirituelle. Son pire cauchemar, c’était que nous nous réveillions un jour sans même nous souvenir de ce que nous avons perdu."

Ainsi s’exprime l’anthropologue canadien Wade Davis qui, après avoir sillonné la planète pendant plus de quarante ans, confirme dans ce livre la réalité des menaces qui pèsent aujourd’hui non seulement sur la biodiversité mais aussi sur la diversité humaine et culturelle. Dans un avenir proche, de nombreuses cultures, parmi les plus fragiles, sont vouées à disparaître. Et avec elles, des connaissances, des modes de pensée, des arts et des spiritualités : toute une mémoire ancienne qui représenterait une perte considérable pour la planète. De la Polynésie aux Andes, du Mali au Groënland, du Tibet à l’Australie, Wade Davis nous entraîne dans un voyage qui est tout autant un plaidoyer en faveur des cultures anciennes qu’une invitation à repenser notre monde avant qu’il ne soit trop tard.

 

  • Dostoïevsky, La douce, Acte Sud, 2000

"Figurez-vous un mari dont la femme, une suicidée qui s'est jetée par la fenêtre il y a quelques heures, gît devant lui sur une table. Il est bouleversé et n'a pas encore eu le temps de rassembler ses pensées. Il marche de pièce en pièce et tente de donner un sens à ce qui vient de se produire. " Dostoïevski lui-même définit ainsi ce conte dont la violence imprécatoire est emblématique de son œuvre.

 

 

 

  • Yannick Carré, Le Baiser sur la bouche au Moyen Âge : Rites, symboles, mentalités XIème, XVème siècles / Léopard d'or, 1992

Les rites, les symboles et les mentalités à travers les textes et les images du XIe au XVe siècle.

 

 

 

 

 

  • Alina Reyes, Le boucher / Le Seuil, 1995

Premier livre d’Alina Reyes, court roman érotique et best-seller traduit en plus de vingt-cinq langues.
Cru, précis, et d’une grande force poétique. Adapté plusieurs fois au théâtre, une fois au cinéma. « D’où vient que le livre dégage une telle pureté ? », écrivit François Nourissier lors de sa parution, en 1988.

C’est le récit d’une défloration, qui est aussi, discrètement et puissamment, une initiation spirituelle.

C’est pourquoi, avec sa structure de questionnement, de mort et de résurrection – structure qui se retrouvera presque toujours ensuite dans l’œuvre d’Alina Reyes -, il travaille à la libération de l’esprit. Première partie, le boucher parle, la jeune fille écoute, regarde, désire.Deuxième partie, passage de la parole à l’acte, de la fantasmagorie à la chair. Et pour finir, enterrement et relèvement.  Pour lire les premières pages

Sur le net

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Les philosophes au travers des images et des sons de l'Institut  National de l'Audiovisuel, INA

Et aussi de nombreuses ressources sur le site du Collège de France

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Publié le : 27/06/2014

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Publié le : 27/06/2014

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