A propos de poussière Editions...
Petit mot de l'éditeur à propos de poussière...
“ Poussière Editions a été créée pendant l’été 2006, par un groupe d’artistes (écrivains, illustrateurs, acteurs de théâtre, musiciens) soucieux de faire entendre leurs voix. Sa vocation première est de publier des auteurs qui ont un style, une petite musique qui leur est propre, sous la forme de romans et de recueils de nouvelles. Ici, n’attendez pas à ce qu’on vous enfonce le clou de la bien-pensance à coups de messages tapageurs, n’attendez pas à ce que ses auteurs vous démontrent à quel point ils sont intelligents en vous livrant leurs théories et leurs avis sur tous les sujets. Attendez-vous plutôt à y rencontrer des philosophes de comptoir, des filles de mauvaise vie, l’énergie du désespoir… et puis de l’émotion… une émotion âpre… pas un truc mou et flasque… une émotion vraie comme une boule de rage tapie au creux du ventre. Vous l’aurez deviné, sa ligne éditoriale privilégie l’émotion dans l’écriture. Elle est influencée par une certaine littérature américaine (John Fante, Salinger, Bukowski) mais aussi par des auteurs français tels que Philippe Djian, Jean-Paul Dubois et Céline.
Pour terminer, une petite remarque qui a son importance, nous ne pratiquons pas le compte d’auteur”.
Olivier Martinelli
La maison a déjà publié 4 titres et 2 revues :
Fanzine de Olivier Martinelli, Poussière éditions, 2006
Parka de Samuel Ico, Poussière éditions, 2006
En face de Préguise, en guise de préface, recueil de nouvelles, de Jean Philippe Pedro, Olivier Martinelli. Illustrations Arnaud Piques. Poussière éditions, 2007
Disponible à la médiathèque
Demande à... Bukowski, recueil collectif de huit auteurs.Poussière éditions, 2008
Disponible à la médiathèque

Hommage à Charles Bukowski, samedi 25 avril à 16h30
- Projection du film "Bukowski"
- Rencontre-lectures avec Cédric Bergay et Olivier Martinelli
Pour en savoir plus >>
Filmogaphie d'après les romans et nouvelles de Charles Bukowski
Contes de la folie ordinaire de Marco Ferreri (Italie), 1981.
Scénario : Marco Ferreri, Sergio Amidei, d'après des nouvelles de Bukowski.
Interprétation : Ben Gazzara, Ornella Muti, Tanya Lopert, Katia Berger, Judith Drake, Susan Tyrrel.
Durée : 101'
Éditeur vidéo : GCR/FIL
En rayon à la médiathèque
The Killers de Patrick Roth, 1984.
Scénario : Patrick Roth, Charles Bukowski, d'après une nouvelle de Charles Bukowski.
Interprétation : Charles Bukowski, Jack Kehoe, Allan Magicovsky, Raymond Mayo, Anne Ramsey,
Durée : 60'
Barfly de Barbet Schroeder (É.-U.), 1987
Scénario : Charles Bukowski.
Interprétation : Mickey Rourke, Faye Dunaway, Alice Krige, Jack Nance, J.C. Quinn, Franck
Durée : 100'
Éditeur vidéo : Warner Home Video
Crazy Love (L'amour est un chien de l'enfer) de Dominique Deruddere (Belgique)1987,
Scénario : Dominique Deruddere, Marc Didden, d'après Charles Bukowski.
Interprétation : Geert Hunaerts, Josse De Pauw, Gene Bervoets, François Beukelaers Van Thilt.
Durée : 90'
Durée : 14'
Lune Froide de Patrick Bouchitey (France), 1991
Scénario : Patrick Bouchitey, Jackie Berroyer, d'après des nouvelles de Charles Bukowski.
Interprétation : Patrick Bouchitey, Jean-François Stévenin, Jean-Pierre Bisson, Jackie Berroyer,
Durée : 90'
Éditeur vidéo : PFC
Sélection officielle du festival de Cannes 1991. Le court_métrage qui est à l'origine de ce film a reçu le César du meilleur court métrage de fiction en 1990.
En rayon à la médiathèque
Apporte-moi ton amour d'Eric Cantona (France), 2003
Scénario : Eric Cantona, d'après la nouvelle "Bring me your love" de Charles Bukowski.
Interprétation : Daniel Duval, Nadia Fares, Lawa Loire, Jacques Hansen.
Durée : 12'
Factotum de Bent Hamer (É.-U./Norvège), 2005
Scénario : Bent Hamer et Jim Stark d'après le roman de Charles Bukowski.
Interprétation : Matt Dillon (Henry Chinaski), Lili Taylor, Fisher Stevens, Marisa Tomei.
Durée : 94'
Présenté en 2005 au Festival de Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs
En rayon à la médiathèque
How the dead love de Gsupo gabor (Etats-unis), 2007
Film d'animation tiré de quatre nouvelles de Charles Bukowski.
Romans et nouvelles
Avec les damnés, Editions Grasset, 1962.
Récit d'une existence difficile, marquée par une enfance âpre et une célébrité accueillie à contrecoeur, traversée par la douleur et le déchirement, mais aussi par le débordement de la vie, ce recueil - établi par John Martin, ami de longue date et éditeur de Bukowski aux Etats-Unis - mène le lecteur au coeur d'une oeuvre prodigieuse.
Journal d'un vieux dégueulasse, Editions Le Livre de Poche, 1969.
D'abord publié dans le journal anticonformiste "Open city, le journal d'un vieux dégueulasse" est aujourd' hui un classique de la littérature contestataire et un chef d'oeuvre du poète scandaleux et génial, symbole de la révolte contre la société américaine.
Le postier, Editions Grasset et Fasquelle, collection Cahiers Rouges, 1971.
Ça a commencé par erreur. C'était les fêtes de Noël et le pochard en haut de la côte m'avait dit qu'ils embaucheraient carrément n'importe qui. Alors j'y suis allé et je me suis retrouvé avec cette sacoche de cuir sur le dos. Parler d'un boulot, je pensais...
Au sud de nulle part, Editions Le Livre de Poche, 1973.
Ce recueil de nouvelles largement autobiographiques est un grand coup de pied dans le rêve américain. C'est le cri d'un homme seul, désespéré par la société mais surtout par lui-même.
Contes de la folie ordinaire, Editions Le Livre de Poche, 1972.
Par l'auteur des 'Mémoires d'un vieux dégueulasse', vingt histoires dont la plus longue comporte vingt pages. Charles Bukowski, chroniqueur dans la presse underground des Etats-unis, viveur impénitent, est aussi un écrivain qui veut faire honneur à la littérature en racontant des choses aussi vraies qu'infectes. Il est donc une sorte de Céline punk, inspiré par le sexisme, la misère du quotidien, la violence (en particulier celle des policiers). Ses contes de la folie ordinaire sont le délire narcissique d'un homme qui veut garder son âme malgré les paradis climatisés.
Nouveaux contes de la folie ordinaire, Editions Le Livre de Poche, 1972.
Bukowski parle de Bukowski ; ou plutôt de son double, son extension littéraire au prénom poussif : Hank. Il en rajoute avec quelques portraits taillés serrés : des ouvriers alcooliques, des jeunes auteurs déjà accomplis dont l’œuvre le révulse et qui lui renvoient l'image insupportable de son parcours d'écrivain à succès. Car Bukoswki vomit à la face de ses contemporains. Il vomit aussi ses pages, et vous somme de prendre son parti ou de le fustiger.
Factotum, Editions Grasset, collection Cahiers Rouges, 1975.
Une bière, une putain. Bukowski, sans le savoir, bâtit sa légende. Cette litanie de boulots minables, de chambres sordides, d'étreintes glauques, de saouleries mornes, de bagarres d'ivrognes, de vexations, de rigolades sera la matière inépuisable d'une œuvre qui, avec sa vitalité consolante, sa folle énergie, ira jusqu'à brancher Hollywood.
Women, Editeur Le Livre de Poche collection, 1978.
Je t'aime Albert, Editions Le Livre de Poche, 1983.
Dans ce recueil de trente-six nouvelles, on retrouve les thèmes et personnages des {Contes} et des {Nouveaux Contes de la folie ordinaire}. Mais on les retrouvera, tels qu'ils sont à jamais dans l'univers 'bukowskien' : des hommes et des femmes tranquillement désespérés qui soudain commettent des actes qui semblent gratuits, et d'une immense violence. Un univers terrifiant, un style sarcastique et âpre, un humour noir, léger filet d'espoir généralement caché, qui n'apparaît que pour taquiner le lecteur, lui faire croire que Bukowski lui-même ne croit pas que les choses vont aussi mal qu'il le dit.
Souvenir d'un pas grand chose, Editions Le Livre de Poche, 1985.
Dans Souvenirs d'un pas grand-chose, dédié à " tous les pères ", Bukowski passe sur le divan : il se raconte, sans délirer, tel qu'il fut, en commençant par le début. Un premier souvenir ? Allemagne, 1922. Et puis c'est l'arbre de Noël, des bougies, des oiseaux, une étoile. L'Amérique ? La Ford T de son père. L'école où il découvre la violence, la cruauté, l'injustice. Trop de saloperies à avaler d'un seul coup.
Hollywood, Editions Le Livre de Poche, 1989.
De l'écriture du scénario à la première projection, Charles Bukowski raconte, étape par étape, la création du film dont l'histoire est celle d'un écrivain qui boit, Henry Chinaski, son alter ego.Jusqu'à la première. Bukowski dépeint parfaitement ce milieu du cinéma, où la vie d'un auteur de scénario peut être résumée ainsi : " On nous traite comme des chiens, on fout en l'air nos meilleures idées, on transforme nos personnages en marionnettes, on édulcore nos dialogues - et qu'est-ce qu'on obtient au bout du Compte ? La Fortune ! "
Le ragoût du septuagénaire, Editions Le Livre de Poche, 1990.
Récits et nouvelles en prose alternent avec des poèmes aux rythmes saccadés, trébuchants, irréguliers, d'une limpidité simple et déchirante. Les personnages sont les copains de saoulerie, les femmes, les serveuses, les employés, toute une humanité banale que l'écrivain, par-delà ses provocations et ses outrances, n'a jamais cessé de regarder, de comprendre, d'aimer à sa façon. Ce ragoût pourrait bien être le meilleur livre de Bukowski en ce qu'on n'a pas souvenir de l'avoir jamais lu aussi sincère et précis dans son écriture aussi radicalement asociale.
Pulp, Editions Le Livre de Poche, 1994.
Louis-Ferdinand Céline n'est pas mort en 1961. On l'a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n'est autre que la Mort charge un «privé» minable, Nick Belane, de le retrouver : «Je veux m'offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français.» Ainsi commence l'ultime roman du génial et intenable auteur des Contes de la folie ordinaire et d' Au sud de nulle part. Une enquête échevelée, jalonnée de saouleries et de cadavres, d'autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge...
Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau, Editions Grasset et Fasquelles, 1998.
Alors que la Grande Faucheuse se prépare à l'entraîner de l'autre côté du miroir, Charles Bukowski entame, à la demande d'un ami, un journal intime, genre littéraire qu'il dit détester. Au vrai, il s'agit davantage d'une chronique, où l'humour ne le cède jamais à la causticité. En même temps qu'il juge ses contemporains, voire l'humanité, le vieil écrivain - il vient de passer le cap des 70 ans - ne s'épargne pas. De la vie qui s'en va, il retient l'essentiel : son besoin d'écrire et de jouer. Les courses de chevaux, qui ne sont pas sans lui évoquer l'enfer, lui permettent, jour après jour, de renouveler son imaginaire.
Correspondances
Correspondances 1958-1994 vol.1(1993), vol.2 (1995) et vol.3 (1999), Editions Grasset, 2005.
Recueils de poésies
Journal, souvenirs et poèmes,
L'amour est un chien de l'enfer T 1, Editions Grasset et Fasquelle, collection Cahiers Rouges, 1977.
L'amour est un chien de l'enfer T 2, Editions Grasset et Fasquelle, collection Cahiers Rouges, 1977.
Mieux que tout discours les titres de certains poèmes de ce recueil donnent le ton : " J'ai trop souvent vu des clodos aux yeux vitreux ". " Mettez en veilleuse votre cul, votre tête et votre coeur ", " Un poème pour une vieille femme aux dents gâtées ". " La nuit où j'ai baisé mon réveille-matin ". Attention : la liqueur est très forte".
Jouer du piano ivre comme d'un instrument à percussion... Editeur Grasset et Fasquelle, 1979.
Recueil de poésies.

Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines, Editions Du Rocher, 2008.
Jane inspira à Bukowski plusieurs de ses meilleurs livres : le recueil de poèmes Les jours s'enfuient comme des chevaux sauvages dans les collines est marqué par son souvenir. Ce recueil est encore aujourd'hui considéré comme une des oeoeuvres maîtresses de Bukowski. (...) Les jours s'enfuient comme des chevaux sauvages dans les collines est l'oeuvre poétique de référence de Bukowski, de même que Le Postier est sa principale oeuvre en prose.
Charles Bukowski est un auteur américain de romans et de poésie. Avant de devenir l’écrivain écorché que nous connaissons, le vieux dégueulasse, comme il se plaisait à se qualifier affectueusement, est né le 16 août 1920 à Andernach en Allemagne. Il y vivra jusqu'à l'âge de trois ans, pour émigrer ensuite aux Etats-Unis d’Amérique.
Ici pourrait commencer une belle histoire, mais la vie de Bukowski, va prendre un tout autre chemin.
Arrivée au pays de l’oncle Sam, la vie se révèle plus difficile qu’il n’y parait pour la famille Bukowski. Le père, devenu alcoolique et violent, n’encaisse pas l’échec de leur émigration ratée et Buk devient l'exutoire de ses espérances déçues. Il est régulièrement tabassé par son père qui lui interdit aussi de jouer avec les gamins pauvres du quartier. Quant à sa mère, elle restera dans l'ombre de ce mari autoritaire, sans jamais intervenir dans les relations conflictuelles entre le père et le fils. Buk subit cette violence jusqu’à l'age de 16 ans où un soir qui n’est pas fait comme les autres, passablement ivre, il rend les coups que son père lui donne.
Buk a eu une enfance tordue, une adolescence pourrie mais c’est sans compter le sort qui s’acharne. Une acnée dévastatrice va le défigurer et conditionner son rapport à la vie, aux autres, et notamment aux femmes… Il dira de cet épisode : "Ma vie empoisonnée avait fini par exploser hors de moi. Ils étaient tous là, mes cris gardés à l'intérieur, poussés sous une autre forme".
Ses premières années d’adulte sont chaotiques. Cependant, il s’accroche à l’écriture et entame ses premiers romans autobiographiques, où il parle d’errance, de misère, d’alcool, d’humiliations diverses, bref, de tout ce qui fait son quotidien. Seul havre de paix dans le tumulte de sa vie, la bibliothèque municipale où il découvre très vite les écrits de John Fante et notamment son roman Demande à la Poussière qui influenceront à jamais l’écrivain et son style.
A 25 ans, Buk a une belle réputation. Il est déjà devenu l'ivrogne, l’obsédé sexuel, l’instable que l’on connaît, une façon d’être nécessaire à son expression littéraire. A 26 ans, il rencontre Jane Cooney Baker alcoolique invétérée, dans un bar. Il vivront ensemble une dizaine d'années, tous deux imbibés d’alcool, vivant de petits riens et de bières pas chères.
A 32 ans, Buk a l’idée de devenir postier dans la seule optique de pouvoir se payer à boire le soir venu. Il y restera 3 ans. Il arrive à publier quelques poèmes et chroniques dans des revues « Beat underground », mais aucune de ces publications ne lui permet de quitter son job de facteur pour se lancer dans l’écriture. Buk se sent mal. Cette vie d’alcoolo lui coûte sa santé. Les médecins diagnostiquent un ulcère. Il tente d'arrêter de boire. Et pour se sevrer, il trouve une autre passion, les courses. Sa compagne, elle, demeure une alcoolique invétérée, leur relation se dégrade, ils finissent par se séparer.
L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais c’est sans compter l’acharnement de Buk à prendre le mauvais chemin. Il continue à écrire et finit par être publié dans plusieurs revues. Il épouse la rédactrice en chef de l’une d’elles. La jeune femme est nymphomane et hystérique, mais elle est riche. L'idylle durera deux ans mais Buk, blessé une fois de plus, finira par la quitter et retournera à L.A.
A 38, son père meurt quelques années après sa femme. Buk hérite de la maison, qu'il revend très vite, trop de mauvais souvenirs... Il s'installe à Los Angeles, y recroise ses anciens compagnons de beuverie, dont Jane. Poussé par nécessité, financière, il réintègre les services postaux fédéraux qu'il quittera 12 ans plus tard. Les petites publications dans des revues sont de plus en plus courantes et le nom de Bukowski commence à se faire connaître. Un premier recueil parait, Buk est invité à fréquenter des cercles littéraires, des écrivains, des éditeurs, milieu qu’il déteste et qu’il va fuir.
A 44 ans il devient père, malgré une certaine réticence à la paternité, d'une petite fille qu'il a avec Frances Smiths. Il se consacre alors tout entier à sa fille. Il veut lui épargner la vie misérable qu’il a eue.
Ce n'est qu'en 1969, à 49 ans que parait enfin son premier grand recueil de nouvelles et chroniques, sous le délicieux titre de Journal d'un vieux dégueulasse, courageusement publié par L. Ferlinghetti, poète et éditeur Beat de San Francisco. Ceci vaudra à l’écrivain d’être assimilé à ce mouvement, bien qu’il s’en défende. Le succès lui permet de quitter enfin la poste. Il livre alors son premier roman, Le Postier édité en 1971.
En 1976, alors agé de 56 ans, il croise la route de Linda Lee, de 25 ans sa cadette, lors d'une lecture publique. Ils ne se quitteront plus. C'est à cette période que, ressentant probablement un tournant dans sa vie sentimentale, Buk attaque la rédaction de Women, épais roman autobiographique, quasi-pornographique, où il écrit avec délice les chaos de sa vie avec les femmes.
Au début des années 80, vers 60 ans, Buk s'installe finalement avec Linda, à San Pedro, en Californie. Ils vivent des cachets que l’auteur touche en tant qu’écrivain mais aussi et surtout pour ses lectures publiques. Buk, fidèle à ce qu’il a toujours été, vit modestement. L'argent supplémentaire qu'il gagne lui sert pour les courses de chevaux. Sa célébrité dépasse les frontières des Etats Unis. On commence à le connaître en Allemagne et surtout en France grâce à son passage mémorable dans l’émission de Bernard Pivot en 1978, qui le fait accéder immédiatement, à 58 ans, au statut d'écrivain culte. Son succès en Europe devient alors colossal. Marco Ferreri adapte Les contes de la folie ordinaire au cinéma et plus tard Barbet Shröeder adaptera un script de Bukowski : "Barfly 1988. En 2005, Bent Hamer portera à l’écran Factotum.
How the dead love , un film d'animation adapté de quatre de ses nouvelles est également en cours de réalisation, sous la direction de Csupo Gabor, et auquel Johnny Depp prête sa voix.
Buk épouse Linda Lee en 1985 à l'age de 65 ans, publie ses derniers romans et poèmes, loin du tumulte de Los Angeles et de ses anciens démons. Il meurt le 9 mars 1994 à San Pedro (Californie), d'une leucémie.
Dernier clin d’œil du romancier, son épitaphe inscrite sur sa tombe « DON'T TRY » (n'essaie pas), pour nous rappeler que lui ne s’est pas contenté d’essayer, il a fait.
A.D.
Biographies de l'écrivain...
La vie de Charles Bukowski (Hank: the life of Charles Bukowski), de Neeli Cherkovsk.
Traduction de Patrick Gador, Biographie, Ed. Grasset, 1998
Buk et les Beats - suivi d'un soir chez Buk, entretien inédit avec Charles Bukowski de Jean-François Duval, Ed. Michalon, 1998.
Bukowski ou les contes de la violence ordinaire, Essai de Alexandre Thiltges
Ed. L'Harmattan. Décembre 2006
Charles Bukowski : Une vie de fou. Biographie de Howard Sounes traduit par Thierry Beauchamp, Ed. Du Rocher. Février 2008.
http://charlesbukowski.free.fr
Le 25 Avril 2009 à 16h30, la médiathèque a rendu hommage à l'un des plus grands écrivains américains du XXème siècle, Charles Bukowski.
Projection du film de John Dullaghan
Lectures de textes tirés du recueil « demande à Bukowski ", Poussière Editions.
Vente/Dédicace