Discours sur le colonialisme ; suivi du Discours sur la négritude/ Aimé Césaire ? Discours sur la négritude. - Dakar : Présence africaine (Société nouvelle), 2004.
Résumé : Comme naguère Jean-Jacques Rousseau dénonçait le scandale d'une société fondée sur l'inégalité, avec la même clarté, et un bonheur d'écriture que seule peut inspirer la passion du juste, Aimé Césaire prend ses distance par rapport au monde occidental et le juge. Ce discours est un acte d'accusation et de libération. Sont assignés quelques ténors de la civilisation blanche et de son idéologie mystifiante, l'Humanisme formel et froid. En pleine lumière sont exposées d'horribles réalités : la barbarie du colonisateur et le malheur du colonisé, le fait même de la colonisation qui n'est qu'une machine exploiteuse d'hommes et déshumanisante, une machine à détruire des civilisations qui étaient belles, dignes et fraternelles..
Cote: 325.3 CES.
Les Paravents / Jean Genet. - Paris : Gallimard (Editions), 1981. - (Folio; 1309) .
Cote: 842.914 GEN.
Le beau visage de l'ennemi/ Catherine Lépront. - Paris : Ed. du Seuil ; 27-Mesnil-sur-l'Estrée : Impr. CPI Firmin-Didot, 2010.
Cote: R LEP.
Résumé : Alexandre T., scénographe septuagénaire, reçoit la visite d'une jeune femme algérienne, Ouhria, médecin qui travaille à l'hôpital Saint-Joseph et attend un enfant. Elle vient lui demander des comptes sur la mort de son grand-père Driss, qu'il a connu en pleine guerre d'Algérie; en témoigne une photo des deux jeunes gens, quand ils avaient 25 ans. Alexandre a en effet été appelé mais il a refusé de se battre et a sympathisé avec un étudiant en droit, sur le point de se marier. Cette amitié n'a été comprise de personne et la mort soudaine de Driss, abattu, en Grande Kabylie, a été attribuée à une trahison d'Alexandre.
Voici un roman sur l'amitié entre " ennemis ". Sur le fond atroce de la guerre d'Algérie (mais dans les dernières années, durant une période presque pacifiée en Grande Kabylie, déjà " nettoyée " de ses rebelles), elle dessine deux très beaux portraits d'hommes nobles et pacifiques. L'auteur réfléchit, bien sûr, sur l'ignominie des périodes coloniales, sur le rapport de l'Histoire et des destins individuels, sur la mémoire.
Casa / François Salvaing. - Paris : Stock (Editions), 2003. - (Roman) .
Cote: R SAL.
Résumé : 1942. Drôle de date, drôle d'époque. Casablanca, drôle de lieu pour des Français dont le pays est en plein déchirement. François Salvaing nous propose, à travers la vie d'une famille, les Rouby, leurs trois fils et leur belle-mère, figure incontournable, de vivre au plus près de la réalité, côté Français "moyens", ce virage, cette évolution nécessaire qui se fera au bruit des bombes, des attentats, des huées face au progrès.
La littérature ne s'était jamais emparée de ce moment singulier et brûlant de notre histoire : la fin du protectorat de la France sur le Maroc. Roman d'une ville et d'une famille, Casa est agité par les rêves, les passions et les contradictions dont certaines ont encore leur reflet parmi nous un demi-siècle plus tard.
L'Ivrogne dans la brousse / Amos Tutuola. - Paris : Gallimard (Editions), 2000.
Cote: R TUT.
Résumé : Les 560 000 palmiers de sa plantation lui fournissaient suffisamment de vin de palme pour en boire quotidiennement plus de deux cents calebasses. Mais un jour son « malafoutier », l'homme qui lui préparait son vin de palme, tombe du haut d'un arbre et se tue. Voilà un bien grand malheur : impossible de trouver un « malafoutier » aussi expert que le défunt, et la soif se fait bien vite sentir. Le narrateur décide donc d'aller rechercher son « malafoutier » dans la Ville-des-Morts, et ce sont ses aventures dans la Brousse et le monde des Êtres Étrangers et Terribles qui constituent le sujet de ce récit.
L'Ivrogne dans la brousse est bien sûr beaucoup plus qu'un simple divertissement. Pour l'écrire, Tutuola semble avoir plongé sa plume dans une encre millénaire
Amos Tutuola (1920-1997) est un écrivain nigérian d'expression anglaise. L'Ivrogne dans la brousse a été son premier grand succès, et son oeuvre comprend aujourd'hui six romans.
Equatoria / Patrick Deville. - Paris : Ed. du Seuil, 2009. - (Fiction & Cie).
Cote: R DEV.
Résumé : Henry Morton Stanley, David Livingstone, Albert Schweitzer, Pierre de Brazza...Les héros -souvent décriés- de l'épopée coloniale sont aujourd'hui tombés dans l'oubli. A la gloire de ces idéalistes, de ces découvreurs de fleuves, et de ces intrépides gentlemen, Patrick Deville érige un monument de papier. Le 3 octobre 2006, après un périple de plusieurs mois en Afrique, l'écrivain s'est retrouvé aux côtés de dignitaires français et africains, devant le cercueil de Brazza, dont la dépouille, après avoir été inhumée au Père Lachaise puis au Gabon, devait trouver son ultime demeure, au Congo, dans un mausolée de marbre. Objet de violentes polémiques dans la presse congolaise, cet hommage posthume rendu à l'explorateur a incité l'auteur à se pencher sur sa vie.
Sur les traces de Savorgnan de Brazza, « le découvreur de fleuves [...]. Celui qui, faisant reculer devant la proue de sa pirogue la traite et l'esclavage, traînera dans son sillage la colonisation du Congo »
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Le Devoir de violence / Yambo Ouologuem. - Paris : Seuil, 1968.
Prix Renaudot 1968
Cote: R OUO.
Résumé : Un récit de l'aventure sanglante de la négraille - honte aux hommes de rien ! - tiendrait aisément dans la moitié de ce siècle ; mais la véritable histoire des Nègres commence beaucoup plus tôt, avec les Saïfs, en l'an 1202 de notre ère, dans l'empire africain de Nakem, au sud du Fezzan, bien après les conquêtes d'Okba ben Nafi et Fitri. Censuré en France depuis plus de trente ans, étudié dans le monde entier, briseur de tabous, "Le Devoir de violence" est une oeuvre puissante et unique, un roman-culte du continent africain. Vaste saga historique, il retrace, depuis le XIIIe siècle, la geste des Saïfs, conquérants et maîtres du mythique empire Nakem.
Yambo Ouologuem est né en 1940 au Mali.
Le roi de Kahel / auteur Tierno Monénembo. - Paris : Ed. du Seuil, 2008.
Prix renaudot 2008
Cote: R MON.
Résumé : Au début des années 1880, Aimé Victor Olivier, que les Peuls appelleront Yémé et qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre personnel le Fouta-Djalon et d'y faire passer une ligne de chemin de fer. On a presque tout oublié de lui aujourd'hui: il fut pourtant un précurseur de la colonisation de l'Afrique de l'Ouest et ses aventures faisaient le régal des gazettes de l'époque. Au cours de ses cinq voyages successifs, Sanderval parvient à gagner la confiance de l'almâmi, le chef suprême de ce royaume théocratique qu'était le pays peul, qui lui donne le plateau de Kahel et l'autorise à battre monnaie à son effigie
"Tierno Monénembo, né en Guinée, a fui à pied la dictature de Sekou Touré avant d'obtenir, à Lyon, un doctorat de biochimie et de développer, depuis 1979, une œuvre littéraire originale, qui parvient à une forme de décolonisation en profondeur de la littérature dite francophone par une totale inversion du gant."