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Publié le : 11/05/2018

Téhéran tabou réalisé par Ali Soozandeh

Auteur : Ali Soozandeh
Editeur : Universal
Publié : 2018
Type de document : Vidéos adultes
Cote : f soo
Résumé : Téhéran : une société schizophrène dans laquelle le sexe, la corruption et la prostitution coexistent avec les interdits religieux. Dans cette métropole grouillante, trois femmes de caractère et un jeune musicien tentent de s'émanciper en brisant les tabous.
Adultes

A Téhéran. 3 femmes et 1 jeune musicien tentent de s’émanciper en brisant les tabous de la société iranienne. Un monde où se mêlent la prostitution, la corruption et les trafics de drogue. Le réalisateur iranien Ali Soozandeh utilise la technique de la rotoscopie pour dépeindre son film. Il s’agit d’une technique nécessitant un tournage avec des comédiens sur fond vert puis le travail d’animation débute en élaborant des dessins en 3 dimensions d’après les prises enregistrées avec les comédiens. Cette technique permettait au réalisateur d’insuffler un grain de réalisme à son œuvre.
Selon lui, la société iranienne contourne énormément d’interdits moraux notamment en ce qui concerne la sexualité : Ali Soozandeh évoque une austérité de façade des iraniens lorsqu’ils sont en public ; en privé, c’est différent. Téhéran Tabou parle de ces doubles standards avec lesquels les Iraniens déjouent quotidiennement les interdits. Ce film nous apprend beaucoup de choses sur la culture iranienne et sur sa politique répressive.
Le film met en scène des mises en situation aussi terrifiantes que réelles. On y suit le parcours d’une prostituée qui se bat de toutes ses forces pour que son fils muet soit scolarisé ; celui d’une jeune femme mariée qui souhaite s’émanciper de sa misérable existence de femme au foyer ; et enfin le destin d’une jeune fille promise par son père à un jeune homme de bonne famille mais qui perd sa virginité avec un jeune musicien rencontré en boîte de nuit quelques jours avant la cérémonie et qui doit donc par conséquent se faire recoudre l’hymen…Toutes les thématiques du film sont posées dès les premières séquences : les restrictions de la loi, de la religion et de l’éducation et la lutte des femmes contre l’oppression du patriarcat. Même si les femmes sont les premières victimes de cette dictature, les hommes souffrent aussi de ne pouvoir vivre leur vie comme ils l’entendent, comme le jeune musicien qui ne parvient pas à faire vivre sa musique car elle ne correspond pas aux « normes » de l’Etat. Tous ces personnages souhaitent simplement mener une vie normale à Téhéran comme dans tant d’autres villes dans le monde ; malheureusement, les restrictions et répressions absurdes qu’ils subissent dans leur ville et plus largement encore dans leur pays les poussent à n’être que des fantômes (de par la technique de la rostocopie, les personnages semblent flotter et devenir de simples silhouettes à peine esquissées dans le cadre : vision intéressante du cinéaste sur la place des citoyens iraniens dans leur société extrêmement bridée).

Excellent film d’animation qui nous fait penser à Persepolis de Marjane Satrapi ou à Valse avec Bachir de Ari Folman.

N.T.

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