
le berceau
de l'arbre
où tu aurais
aimé grandir
carde le vent
d'un chant de
casiers
vides
mains aux
poches
petit matin
bout du quai
nu
(poème extrait du recueil Dans la promesse arborescente)
Jean-Louis Keranguéven, né en 1942, s'est trouvé déposé en terre montpelliéraine par une marée d'équinoxe au coefficient imprévu. Il a peu publié : dans quelques revues (Encres Vives, Souffles, Multiples, Décharge), préférant le silence des maîtres chinois auxquels il voue admiration. L'obsession du dire poétique, le plein et le vide, le cri et le silence sont ses thèmes de préoccupation quotidiens qu'il exprime dans un style dépouillé et musical souvent coloré d'évocations marines.
Publications récentes :
De l'éloge du cri au partage du silence (La Jetée, 2006)
Dans le ressac de l'écriture (La Licorne, 2006)
Dans la promesse arborescente ;collages d'André-Pierre Arnal (Les Cent regards, 2007)
Repères d'échouages (Encres vives, 2008)