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Pierre Jourde

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Pierre Jourde a été l’invité de la médiathèque Gaston Baissette le 30 janvier 2009, à 18h30. Il a été interviewé par Marie Christine Fournaux, journaliste. Il nous a parlé de ses livres et de son métier d'écrivain. La rencontre s'est achevée par  une lecture à haute voix. Les adhérents ont pu faire dédicacer leur livre et approcher l'auteur lors d'un apéritif de clôture.

 

 

BIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE

REVUE DE PRESSE

LIVRES DISPONIBLES A LA MEDIATHEQUE

 

BIOGRAPHIE



Pierre Jourde est né en 1955 à Créteil dans une famille d'origine auvergnate. Après des études dans diverses institutions religieuses de Créteil et Paris, puis à l'université de Créteil, il a passé l'agrégation de lettres, et a été professeur de français pendant dix ans, dans divers collèges et lycées (Puy-de-Dôme, Pas-de-Calais, Oise, Seine-et-Marne).Romancier, essayiste et critique, Pierre Jourde publie ses essais « Géogaphies imaginaires », « Empailler le toréador », « 'incongru dans la littérature française » (1999) et en 2002, son ouvrage « la littérature sans estomac » pour lequel il obtient le Prix de la critique de l'Académie française. Faisant preuve d'une conception exigeante de la littérature, il y dénonce la médiocrité des auteurs portés aux nues par les éditeurs, analyse les tares du système éditorial, et lance ses attaques contre Le Monde des livres. Suite à la mise en demeure lancée par Le Monde, pierre Jourde publie « Le Crétinisme alpin » et « Petit déjeuner chez Tyrannie ». Son premier roman « Carnage des clowns » est publié en 1999, suivi de « Dans mon chien »(2002) et « Pays perdu »(2003) qui obtient le Prix Génération du roman. En 2005, « festins secrets », une satire cruelle du monde moderne et un récit métaphysique sur le mal, entre réalisme et fantastique, obtient le prix renaudot des lycéens et le prix Valérie Larbaud. L'année 2006 voit la publication de « l'oeuvre du propriétaire » et de « l'ombre et l'heure ». Pierre Jourde est professeur à l'Université de Grenoble III, antenne de Valence. Il a également publié des poèmes 'Haïkus tout foutus' (2003).Universitaire depuis 1992, il enseigne la littérature française à l'université Stendhal, à Valence. Il a trois enfants.

 

BIBLIOGRAPHIE

 Romans
- Pays perdu, roman, 2003 (Prix Générations du roman)
- Littérature et authenticité, roman, 2005
- Festins secrets, roman, 2005 (Prix Renaudot des lycéens, Grand Prix de la S.G.D.L. Prix Valéry Larbaud 2006)
- L'Heure et l'ombre , roman, 2006
- Le Tibet sans peine, Gallimard, 2008.

Essais
- Géographies imaginaires (Corti, 1991)
- Huysmans : A rebours (Champion, 1991)
- L'Alcool du silence : sur la décadence (Champion, 1994)
- Visages du double (1996)
- L'Opérette métaphysique d'Alexandre Vialatte (Champion, 1996)
- Empailler le toréador : l'incongru dans la littérature française (Corti, 1999)
- La Littérature sans estomac, essai (Prix de la critique de l'Académie française 2002)
- La littérature monstre (Esprit des péninsules 2008)

A également dirigé
 - Géographie de Vialatte, de L'Auvergne à la Rhénanie (Champion, 2000)
- L'incongru dans la littérature et l'art (Kimé, 2004)
- La Voix de Valère Novarina (L'Harmattan, Coll. Ecarlate, 2004)Anthologies :
- Musset, textes réunis par P. Tortonese, A. Guyaux, L. Chotard et P. Jourde (Presses Universitaires de la Sorbonne, Coll. Mémoire de la critique, 1995)
- Stendhal, textes réunis par P. Tortonese, A. Guyaux, L. Chotard et P. Jourde (Presses Universitaires de la Sorbonne, Coll. Mémoire de la critique, 1996)
- Nerval, textes réunis par P. Tortonese, A. Guyaux, L. Chotard et P. Jourde (Presses Universitaires de la Sorbonne, Coll. Mémoire de la critique, 1997)

Portrait des mouches : sur les Songes drôlatiques de Pantagruel, L'Archange Minotaure, 2007.

Carnets d'un voyageur zoulou dans les banlieues en feu, Gallimard, La Petite Collection, 2007

Ouvrages satiriques sur la littérature française contemporaine :
- Petit Déjeuner chez Tyrannie (avec Eric Naulleau, La Fosse aux ours, 2003)
- Le Jourde et Naulleau : Précis de littérature française du XXIe siècle (Chifflet & cie, 2004)
-oeuvres peu complètes, L'Archange Minotaure, 2007.

Editions, préfaces, bibliographies
- Bibliographie de la correspondance de Huysmans, avec B. Cabirol, J-P. Corsetti, S. Duran, A. Guyaux, N. Limat-Letellier, R. Rancoeur, N. Zuffi (Bulletin de la Société J.-K. Huysmans, n° 87, 1994)
- Correspondance de Huysmans et de la princesse Jeanne Bibesco, texte établi, présenté et annoté par Brigitte Cabirol et Pierre Jourde (Bulletin de la Société J.-K. Huysmans, n° 89, mai 1996)
- Huysmans, Les rêveries d'un croyant grincheux, texte inédit présenté par René Rancoeur, établi et annoté par André Guyaux et Pierre Jourde (Bulletin de la Société J.-K. Huysmans, n° 89, mai 1996)
- Entrée des créatures (postface aux dessins de Robert Vigneau, Adana Venci, 2001)
- Préface aux OEuvres de Marcel Schwob (Les Belles Lettres, avril 2002)
- Huysmans : Pierrot sceptique, préface et notes de Pierre Jourde (La Chasse au Snark, 2004)
- Préface aux poèmes de Jean-Michel Cornu, La Cuisine de Maître Keu (L'Archange minotaure, 2005)


 

 REVUE DE PRESSE

 


chronicart.com du 11 novembre 2005

Récompensé par le prix Renaudot des lycéens, "Festins secrets", le troisième roman de Pierre Jourde, s'impose comme l'un des plus puissants et profonds de ces derniers mois : en racontant l'histoire de Gilles Saurat, jeune prof de lettres expédié par le "Système" dans le lycée d'une petite ville de province, il dessine un saisissant tableau de la déréliction de notre époque et de ses maux les plus saillants. Loin des analyses euphoriques du "bougisme" (selon le mot de Taguieff) et du "festivisme" (selon celui de Muray) contemporains, il porte sur notre temps un regard sans complaisance, dans une langue riche et audacieuse qui change du minimalisme ambiant.

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Quelques articles écrits par Pierre Jourde dans le Monde diplomatique...

 

Vive la littérature rebelle


Contrairement aux critiques d'autrefois, conformistes et inféodés au pouvoir, le critique moderne se reconnaît à son caractère contestataire. Il n'aime rien tant que l'artiste insurgé, séditieux, bref : rebelle. L'artiste, de son côté, tient beaucoup à ce qu'on le considère comme un insoumis. Le spectacle de la rébellion dans le domaine des arts et des lettres est propre à impressionner les plus blasés. On voit un grave fonctionnaire, conservateur en chef au Musée du Louvre, Régis Michel, organiser en 2002 une exposition, « La peinture comme crime », où il s'emploie à submerger les œuvres dans des diatribes dénonçant les peintres un peu mous de l'insurrection, ou franchement valets de l'idéologie dominante. On voit Buren, artiste pompidolien, exposer son œuvre au Centre Pompidou, musée national, en l'agrémentant de panneaux féroces expliquant à quel point elle est rejetée par la société. On voit Dominique de Villepin, ministre, publier un essai en forme d'éloge lyrique du poète considéré comme un valeureux dynamiteur. On entend Marc-Edouard Nabe, écrivain, proclamer qu'il veut bien se jeter en avion sur les tours qu'on voudra pour la cause de la poésie. On voit des écrivains être rebelles dans des revues dirigées par Frédéric Beigbeder, insurgés dans des émissions télévisées de Guillaume Durand, révoltés aux éditions Grasset. Nous vivons, enfin !, la révolution permanente et générale.

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La machine à abrutir


Jusqu'à présent, la qualité des médias audiovisuels, public et privé confondus, n'était pas vraiment un sujet. Puis le président de la République découvre que la télévision est mauvaise. Il exige de la culture. En attendant que la culture advienne, l'animateur Patrick Sabatier fait son retour sur le service public. En revanche, des émissions littéraires disparaissent. C'est la culture qui va être contente.

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L'Université féodale de demain



Lancée l'an dernier, la réforme de l'enseignement supérieur en France se met progressivement en place. Après le projet de modifier les unités mixtes recherche-enseignement à l'université, qui suscite une forte opposition, une « licence santé » vient d'être instaurée, censée lutter contre l'échec lors de la première année de médecine. En fait, la sélection sera encore plus forte, alors qu'une modification du contenu des études aurait permis de gagner en performance... Un exemple symbolique des choix ministériels.

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