
Recueils de nouvelles Vous n'avez pas le temps de vous plonger dans un roman, essayez la nouvelle ! Bonne lecture ! Pour réserver un ouvrage, cliquez sur son titre. |
Amours en fuite / Bernhard Schlink. - Paris : Gallimard (Editions), 2001. Comment les amours naissent et finissent, quels détours elles empruntent pour s'abuser et se désabuser, se tromper et se détromper, voilà ce qu'éprouvent les sept protagonistes masculins de ces récits, souvent face à des femmes plus lucides et plus courageuses. Ces sept histoires sont de véritables romans, dont chacun met en jeu une vie entière.
Cote: R SCH.
Angelus / Tim Winton. - Paris : Rivages (Editions), 2006.
Vivre est urgent et ce qui l'est encore plus à Angelus, dans l'Ouest australien, c'est d'échapper à un destin terriblement prévisible. Là-bas, au bord de la mer, des hommes, des femmes et des adolescents fixent l'horizon, têtus dans leur désir de franchir la porte du bar, d'aller au-delà des bateaux dans le port, de passer outre le parking et les dunes, pour laisser derrière soi les sévices et la mélancolie. Certains vont mourir, d'autres réussir. En dix-sept histoires, voilà la vie pelée, stupéfiante d'une kyrielle de gens ordinaires à l'autre bout du monde.
Cote: R WIN.
L'Antarctique / Claire Keegan ; traduit par Jacqueline Odin. - Paris : S. Wespieser ; 80-Abbeville : Impr. F. Paillart, 2010.
"Chaque fois que la femme heureuse en ménage partait, elle se demandait comment ce serait de coucher avec un autre homme. " Dès la première phrase de la nouvelle titre de son recueil, Claire Keegan ferre l'attention de son lecteur. La suite ne le décevra pas. Qu'elle évoque des amours malheureuses (dans L'Amour dans l'herbe haute, l'héroïne vient attendre, neuf ans après qu'ils se sont quittés, son amant sur la lande), les ravages sur ses enfants de la folie d'une mère (Brûlures dit le traumatisme de toute une famille), les rivalités familiales (Les Soeurs) ou la passion naissante entre un homme et une femme réunis par une petite annonce (Osez le grand frisson), l'auteur fait preuve d'une impressionnante maîtrise..
Cote: R KEE.
C'est très bien comme ça / Annie Proulx. - Paris : Grasset, 2008.
On connaît l’attachement d’Annie Proulx pour les populations rurales d’Amérique du Nord, particulièrement celles du Wyoming. Prises au piège de leur propre destin, victimes des caprices de la nature, elles se sentent impuissantes, mais à leur résignation se mêle toujours l’orgueil, une fierté qui ne veut pas s’avouer vaincue. Avec une rare puissance d’évocation, empreinte de tendresse, de violence et d’humour, Annie Proulx fait revivre les paysages et les personnages de cette Amérique mythique.
Cote: R PRO.
Chérie, nous allons gagner ce soir ... / Fabien Sanchez. - Nancy : Dragonne (La), 2007.
Proche des grands nouvellistes américains, voici un livre à l’écriture cinématographique où se croisent des personnages à la dérive, en quête d’amour et de reconnaissance… L’humeur est poisseuse, mais souvent drôle aussi, tandis que les drames, petits ou grands, se jouent dans l’intimité. Avec ces nouvelles, Fabien Sanchez nous berce d’une longue complainte : celle d’un blues rauque, enfumé, qui dit la douleur et la joie d’être en vie.
Cote: R SAN.
Cités perdues / Didier Daeninckx. - Lagrasse (Aude) : Verdier, 2005.
La nouvelle, chez Didier Daeninckx, bat au rythme du monde. Son éclat noir et incisif brille comme pour laisser une trace de ceux - héros ou inconnus - dont elle évoque la vie. Elle se cherche en scrutant le regard des témoins, et se construit au présent sur la trame de l'Histoire. Elle s'écrit alors que la poussière des effondrements est encore en suspens. Et quand la façade de la cité, le mur de l'atelier, ont déjà disparu, elle est l'ombre sauvegardée. Cet ouvrage confirme, s'il en était besoin, que Didier Daeninckx est bien l'observateur le plus intransigeant de la littérature sociale et politique de son temps.
Cote: R DAE.
Clémence et l'acteur nu / Benoît Fouchard. - Nancy : Dragonne (La), 2008.
Benoît Fourchard met en scène des personnages ordinaires, aux habitudes bien réglées. Mais confrontés à des situations insolites, ceux-ci en viennent à perdre les pédales… Le livre est construit comme un roman choral : un fil ténu tisse les nouvelles entre elles, pour ne se dénouer que dans les toutes dernières pages. Le ton grinçant et l’humour, souvent très noir, mettent en évidence l’effarement de ces êtres solitaires, égarés entre rêve et réalité.
Cote: R FOU.
Contes de la folie ordinaire / Charles Bukowski. - Paris : LGF, 2003.
Vingt histoires dont la plus longue comporte vingt pages. Charles Bukowski, chroniqueur dans la presse underground des Etats-unis, viveur impénitent, est aussi un écrivain qui veut faire honneur à la littérature en racontant des choses aussi vraies qu'infectes. Il est donc une sorte de Céline punk, inspiré par le sexisme, la misère du quotidien, la violence (en particulier celle des policiers). Ses contes de la folie ordinaire sont le délire narcissique d'un homme qui veut garder son âme malgré les paradis climatisés..
Cote: R BUK.
Le Contraire de un / Erri De Luca. - Paris : Gallimard (Editions), 2004.
Deux n'est pas le double mais le contraire de un, de sa solitude. Deux est alliance, fil double qui n'est pas cassé. Dans Le contraire de un, recueil de nouvelles mêlé au vacarme, au bruit du XXe siècle, Erri De Luca décrit un monde où la solitude, propre de l'homme, est ponctuée de moments précieux et forts d'alliance et de solidarité.
Cote: R DEL.
Demande à ... Bukowski / adapté de Charles Bukowski. - Sète : Poussière éd., 2008.
Lassés d’attendre un hypothétique inédit du « Vieux Dégueulasse », ils l’ont finalement écrit eux-mêmes. On trouve donc dans ce recueil de nouvelles, des philosophes de comptoir, des filles de mauvaise vie, l’énergie du désespoir… et puis de l’émotion… une émotion âpre… pas un truc mou et flasque… une émotion vraie comme une boule de rage tapie au creux du ventre..
Cote: R DEM.
Le Dernier jour / Banana Yoshimoto. - Arles : Picquier (Editions Philippe), 2001.
A l'occasion d'une visite en Amérique du Sud, dans le cadre du travail ou autre, la narratrice se remémore des souvenirs ou explicite par flash-back les raisons de sa venue. Il n'y a pas vraiment de chute, ce sont des vignettes pleines de nostalgie mais aussi vaguement optimistes.
Cote: R YOS.
Façons de perdre / Julio Cortazar. - Paris : Gallimard (Editions), 1993.
« Ces jeudis-là à la tombée de la nuit quand Lemos m'appelait après la répétition à Radio Belgrano et entre deux Cinzanos ses projets de nouvelles pièces, devoir l'écouter alors que je n'avais qu'une envie, partir dans les rues et oublier les dramatiques pour deux ou trois siècles, mais Lemos était l'auteur à la mode et me payait bien pour le peu que j'avais à faire dans ses programmes, des rôles plutôt secondaires, et en général antipathiques. »
Cote: R COR.
La Femme sur la plage avec un chien / William Boyd. - Paris : Seuil, 2005.
Un homme et une femme se rencontrent sur une plage de la Nouvelle-Angleterre. Il vivront une étrange histoire d'amour. Un homme a perdu la mémoire et ne se souvient que d'un prénom, " Sylvie ". Un gentilhomme russe se débat entre ses ambitions littéraires et sa jeune maîtresse impétueuse... Autant d'histoires tour à tour drôles, absurdes, poignantes, comme ces vies qui nous promènent à travers le temps et l'espace.
Cote: R BOY.
Le goût âpre des kakis / Zoyâ Pirzâd. - Cadeilhan : Zulma (Editions), 2009.
Le Goût âpre des kakis est en effet le deuxième titre de Zoyâ Pirzâd publié en Iran, en 1997, un ensemble de nouvelles plutôt amples sans être toujours déliées, à mi-chemin entre la fragmentation radicale de son premier recueil et l'écriture romanesque qui fera son succès populaire..
Cote: R PIR.
Grosse faim / John Fante. - Paris : Bourgois, 2001.
Les souvenirs d'enfance doux amers du fils d'immigrés italiens issu d'un foyer modeste, la tradition religieuse, l'adultère des plus grands... et les premiers élans amoureux, forcément maladroits. Si Arturo Bandini, le jeune héros, est si franc et spontané, émouvant et horripilant, c'est parce que Fante n'a pas trouvé mieux que de se raconter lui-même à travers lui. D'où un style brut, tout simplement sincère.
Cote: R FAN.
J'attends l'extinction des feux / Dominique Fabre. - Paris : Fayard, 2008.
Dans ce nouveau recueil de nouvelles, J’attends l’extinction des feux, il est question d’enfances. De rêves enfermés dans un dortoir d’internat, de mères seules qu’emmènent pour un soir des hommes mariés, sous les yeux plein d’interrogations d’un fils sans père. Il est question de la certitude précoce que rien ne sera jamais tout à fait facile, jamais tout à fait rose, que les appartements resteront toujours petits, et les trains de banlieue, poussifs. Il est question d’amour. L’enfance ressemble ici à l’apprentissage d’une solitude inéluctable, et pourtant, jamais naturelle. L’amour peut résoudre ce paradoxe. Et les personnages de Dominique Fabre l’attendent, le cherchent, l’espèrent.C083058G.
Cote: R FAB.
J'aurais voulu être un type bien / Marc Villard. - Nantes (44) : Atalante (Librairie l'), 1995.
« Dur sur l'homme, sobre au sol, royal dans les airs », tel était Robert Jonquet, demi-centre de la grande équipe de Reims. Telle est aussi l'écriture de Marc Villard, poète, nouvelliste et romancier qui aborde ici un genre rare et périlleux: la nouvelle à caractère autobiographique, à travers une succession de clichés pris sur le vif - le vif du sujet bien entendu. Il en naît un personnage, l'auteur, un peu à la manière dont Woody Allen se met en scène. Car ces nouvelles sont souvent drôles, voire burlesques l'homme n'est pas de ceux qui ménagent leur personnage -, parfois discrètement pathétiques. Avec cette vivacité, cette acidité qui caractérisent celui dont on a dit qu'il manie la plus belle plume du roman noir français.
Cote: R VIL.
Débutants (tome1) / Raymond Carver. - Paris : Olivier (Editions de l'), 2010.
Sa devise tenait en trois verbes : "Entrer, sortir, ne pas s'attarder." Tel était, pour Raymond Carver, le secret d'une histoire réussie. Et quand on lui demandait un conseil de style, il disait : "Pare, pare, and pare some more", c'est-à-dire : "Rognez, rognez, et rognez encore.".
Cote: R CAR.
Sous la bannière étoilée / Benjamin Percy. - Paris : Albin Michel, 2008.
On l’a laissé là, à sangloter au bord du cratère. On a enfourché nos motos et on est repartis pour Bend, en roulant si vite que je me suis imaginé en train de prendre feu, comme un météore, me désintégrer dans un flash, hurler pendant que la chaleur me consumait, tandis qu’on se dirigeait vers le centre de recrutement des forces armées où, enfin, l’on répondrait au terrible appel de la guerre, où l’on coucherait nos noms sur le papier et ferions la fierté de nos pères. ».
Cote: R PER.
Tout à l'ego / Tonino Benacquista. - Paris : Gallimard (Editions), 1999.
Il suffit d'un grain de sable, de presque rien dans les nouvelles de Tonino Benacquista pour que le cours de la vie ordinaire se grippe et que l'on bascule dans le romanesque. Une inventivité débordante qui fait rebondir constamment le récit entraînant le lecteur à travers des situations totalement stupéfiantes et pourtant parfaitement plausibles
Cote: R BEN.