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Bibliographie...
Index /
Camille Laurens. Paris - P.O.L, 1991
Vous achetez un livre au hasard d’un voyage, vous le parcourez sans méfiance quand soudain vous comprenez qu’un auteur indélicat y révèle votre secret le plus intime. Tout vous montre du doigt, c’est votre vie, vous vous y reconnaissez. Mais lui, qui est-il, qui lui a raconté ? Commence alors une enquête dont la rigoureuse progression alphabétique se heurte à la multiplicité des interprétations, où rencontres, souvenirs et affabulations déforment votre vérité. C’est à ce chassé-croisé entre lecteur et auteur que vous invite Index. À travers les interrogations d’une jeune femme confrontée à sa propre histoire est posée avec insolence la question clef du roman, qui est de savoir, en tout récit, qui parle.
Cote : R. LAU
Romance/ Camille Laurens. Paris - P.O.L, 1992
Une famille française, petite bourgeoise, puis moyenne bourgeoise, du début du siècle à nos jours : une aïeule qui meurt, l’héritage, sa petite fille à marier, peu tentée par cette perspective, un cinéaste plutôt raté et son compère lointain, psychiatre timoré, prétendants plus ou moins convaincus de la jeune femme. Un chauffeur routier, un boucher maladroit, un voisin qui en a des choses à révéler ! Dijon, Chartres, Paris, Le Forez, Honoré d’Urfé et PPDA (« le Paradis Perdu de l’Amour »). Et enfin, constamment, des chansons sentimentales pour tirer la leçon de tout cela.
Cote : R. LAU
Les Travaux d'Hercule / Camille Laurens. Paris - P.O.L, 1994
Au début, la mission du « privé » ressemble à des vacances au soleil, tous frais payés, même si le mystérieux commanditaire dissimule ses traits, même si le jeu consiste, en fait, à trouver une aiguille dans une botte de foin. Parti à la recherche d’un Jacques, il découvre qu’en fait c’est un Simon qui a disparu sans laisser d’adresse, avec femme, enfant, et même chien. Il découvre des secrets, des complicités, des silences qui en disent long. Mais si l’enquête semble avancer à bon train, il s’avère aussi que la recherche de la vérité est semblable à un chemin jalonné d’obstacles aux allures de miroirs !
Cote : R. LAU
Philippe / Camille Laurens. - P.O.L, 1996.
Dans la vie de Camille Laurens, un jour de février 1994, le malheur survient : l’enfant qu’elle vient de mettre au monde, meurt. Il meurt de l’incompétence, de l’orgueil du médecin accoucheur, et puis il meurt une seconde fois, du silence, de l’indifférence, de la grossièreté de ceux qu’elle croyait proches.
C’est cette double mort que Camille Laurens raconte dans ce récit construit en quatre parties : « Souffrir », « Comprendre », « Vivre », « Écrire ». « On écrit pour faire vivre les morts, et aussi, peut-être, comme lorsqu’on était petit, pour faire mourir les traîtres. On poursuit un rêve d’enfant : rendre justice. »
Cote : R. LAU
L'Avenir / Camille Laurens. - Paris : P.O.L, 1998
Est-il bien raisonnable, lorsqu’on a écrit un roman autobiographique, d’assister au tournage du film qui en est tiré, et, sur le plateau, de s’intéresser à un homme simplement parce qu’il porte le prénom d’un autre ? Ne devrait-on pas plutôt oublier le passé, aller de l’avant ? Il apparaît assez vite que le personnage narrateur de cette histoire aux multiples niveaux a un plan pour déjouer les pièges que l’avenir lui tend. Mais ce plan, comme ceux qui l’ont précédé, échouera, et de la plus étrange manière qui soit. Il est en effet rare de voir les personnages d’un livre supprimer celui – celle – qui les a mis au jour...
Cote : R. LAU
Quelques-uns / Camille Laurens. - Paris : P.O.L, 1999
Les mots ont un grain – comme on dit le grain de la voix, le grain de la peau, bien sûr, mais aussi, au fond, comme on parle des fous, des marginaux : chacun d’entre eux est un original, une pièce unique. D’avoir été prononcés tant de fois, déformés par les lèvres ou polis par les livres, de nous avoir émus dans la beauté des œuvres ou la bouche d’autrui, ils ont acquis la densité et la profondeur merveilleuse d’une terre dont nous rêvons d’être un jour les archéologues : les mots sont faits de notre vie qui sédimente.
Cote : R. LAU
Dans ces bras-là / Camille Laurens. - Paris : P.O.L, 2000.
Prix Femina 2000.
« Je suis l’homme. N’est-ce pas merveilleux ? Un homme qui s’avance et qui dit : je suis l’homme. Il faudrait pouvoir se planter en face, yeux dans les yeux, et dire : je suis la femme.
Rien d’autre – simplement ceci, tel que je vous le dis maintenant, tel que vous l’entendez : je suis la femme. » Alors, peut-être ce roman, avec toutes les histoires qu’il contient, sa justesse, sa vérité, tant de joies et de déception, tant de violence et toute cette tendresse, cet amour qui le portent, peut-être ce roman n’a-t-il d’autre sens que de pouvoir permettre à une femme – à toute femme ? – de dire enfin, à jamais : je suis la femme.
Cote : R. LAU
L'Amour, roman / Camille Laurens. - Paris : P.O.L, 2003
D’où vient l’amour en nous ? Comment se construit cette forme particulière et unique, si différente chez chacun d’entre nous que souvent nous ne la comprenons pas chez l’autre : l’amour ? Le passé la crée peu à peu, tissage de récits déformés, de fables inventées, de mythes personnels, histoires de famille : nous héritons de l’amour comme on nous lègue un meuble. Et puis les livres, ce qu’ils nous ont appris de la passion, de la souffrance et du plaisir bâtissant des sentiments, des sensations, un monde, éternel roman du cœur entre illusion et vérité, corps et âme.
Cote : R. LAU
Le grain des mots / Camille Laurens. - Paris : P.O.L, 2003
Travail, être, déjà, amour, geste, anniversaire, individu, touché, identité, courage, baiser, partir...Pendant quelques mois, une fois par semaine, Camille Laurens a tenu chronique dans L’Humanité. Ce sont ses chers mots, un peu plus d’une cinquantaine à ce jour, que ce recueil réunit. Ces textes manifestent son amour de la langue. Un amour contagieux, nourri d’une connaissance très étonnante de la langue, de ses origines, de son histoire, de ses avatars. Mais aussi, le pouvoir de l'auteur de leur rendre toute leur chair et tout leur sens.
Cote : R. LAU
Cet absent-là / Camille Laurens ; photographies de Rémi Vinet. - Paris : Scheer (Léo), 2004
Par le biais d’une écriture directe et élégante, alliant simplicité et fluidité du style, Camille Laurens raconte l’absence qui hante la vie de chacun en narrant la sienne. L’absence de l’être aimé, l’absence de l’enfant. Malgré ces deuils poignants l’écriture de Camille Laurens reste d’une sensualité lumineuse, confiante en ce labyrinthe inattendu qu’est l’existence. De nouvelles rencontres animent la vie de la narratrice. D’un amour l’autre, peu à peu, le regard s’attache à d’autres traits, désire encore, aime ce désir... et la vie continue, comme l’amour... Les photographies de Rémi Vinet ponctuent le récit d’une esthétique sobre et généreuse.
Cote : R. LAU
Ni toi ni moi / Camille Laurens. - Paris : P.O.L, 2006
Nommé au Goncourt des lycéens.
Un cinéaste, ayant entendu la narratrice lire à la radio un court récit intitulé L’homme de ma mort, lui demande si elle accepterait de développer pour lui cette histoire, qu’il voudrait adapter à l’écran. Après des hésitations dont elle s’explique, elle entreprend de lui raconter en détail cet épisode de sa vie. La narration est constituée presque uniquement d’une suite d’e-mails adressés au cinéaste, qui vit à l’étranger. Ces messages font alterner des récits au passé, des propositions de scènes cinématographiques dialoguées, des fragments réflexifs sur la difficulté ou l’incapacité d’aimer. Le sujet du film (et donc du roman) est en effet celui-ci : un homme, Arnaud, s’éprend passionnément d’une femme, la narratrice…
Cote : R. LAU
Tissé par mille / auteur Camille Laurens. - Paris : Gallimard, 2008
Dans cet inventaire de 72 mots, Camille Laurens, cherche ce que trament les mots - les mille ans, mille gens, mille jeux, mille sons, mille sens qui s'y nouent pour composer le mystérieux textile où s'invente aussi notre vie, ce tissu de la langue ajouré de silence. Prix Bourgogne de littérature.
Cote : R. LAU
Lettres à un adolescent. Les plus, beaux messages/ auteur Camille Laurens. - Paris : Bayard, 2009
Camille Laurens, avec une bouleversante lettre à sa fille, ouvre cette étonnante anthologie où les plus grands écrivains dévoilent des aspects inattendus de leur personnalité. Racine, Nabokov ou Hemingway, tous les auteurs présents ont en commun d’avoir été parents et d’avoir eu à cœur de transmettre à leur enfant l’envie d’avancer et l’amour de la vie. Éducatives, consolantes, drôles, ces lettres transcendent le temps et disent avec une poignante simplicité, l’universalité de l’amour des parents pour leurs enfants.
Cote : R. LAU
Romance nerveuse / Camille Laurens. - Paris : Gallimard (Editions), 2010
C'est l'histoire d'une rencontre improbable. Elle est romancière, cultivée. Il est paparazzi, toujours en quête d'aventures et de sensations fortes. A la suite d'une violente rupture avec son éditeur, elle a perdu confiance en elle et ne parvient plus à écrire ; il rêve d'être connu et reconnu, il voudrait qu'elle écrive un livre sur lui, sur son existence à la fois tragique et futile, insignifiante. Il lui offre non pas une tranche de vie, dit-il, mais 'une tranche de vide.
Cote : R. LAU
Extrait de lecture de romance nerveuse par Camille Laurens elle même.