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Publié le : 4/10/2018

Conviviales de novembre 2018

Septembre (passé depuis quelques jours) signait le retour des enfants sur les bancs de l’école. Octobre, c’est une autre rentrée qui s’invite, celle de la littérature. Un grand moment d’effervescence chez les éditeurs et les libraires, un moment important pour les bibliothécaires. Tels les écoliers qui se remettent d’un été chaud et indolent au bord de la mer ou de la rivière selon que l’on soit plutôt plage ou nature, il est temps de remettre ses neurones au travail. Troquons maillot de bain et beach ball pour des lunettes que l’on va chausser sur le bout de son nez bronzé, d’un geste qui en dit long sur les bonnes résolutions de la rentrée.

Il est temps de convoquer notre curiosité pour se plonger dans ces nouveaux romans, de titiller nos émotions à la lecture lumineuse d’un passage sur l’amour entre deux êtres, d’exhorter notre surprise face à une situation qui met entre guillemets la bienveillance familiale… Fini le regard à travers cette fenêtre pour nous envoler vers le ciel de nos vacances déjà passées, 567 romans de la rentrée dont 381 français nous invitent à nous saisir d’une part d’humanité.

Nous avions pris une inspiration l’année dernière autour de l’histoire avec un grand H. Cela nous permettait de tenir à distance les ressorts de l’intime. Cette année nous y plongeons de plus belle avec des champs d’inspiration qui emploient les mêmes thèmes récurrents de la littérature française : violences intimes ou familiales avec le premier roman d’Adeline Dieudonné, « La vraie vie », « Les prénoms épicènes » d’Amélie Nothomb, ou encore le dernier roman de Dan Charon « Une douce lueur de malveillance ».
Des histoires d’amour délétères autour de la mort de l’autre, vécue comme un abandon avec le premier roman de Pauline Delabroy-Allard « Elle s’appelait Sarah », ou encore « Asta » de Jon Kalman Stefansson.
Sans parler de ce que l’on ressent en filigrane autour des scandales sexuels et autres abus faits aux femmes, une envie d’en découdre dans les rapports hommes/femmes avec le livre coup de poing de Nathalie Leger «La robe de mariée», le  roman de Meryem Alaoui qui fait beaucoup parler de lui « La vérité sort de la bouche du cheval », ou encore le dernier opus de Laura Kasischke, friande d'émotions intimes « Eden springs »,.

Heureusement, il reste encore quelques rayons de soleil auxquels se raccrocher, la force des liens fraternels, de l’amour qui transcende, de la tendresse pour une mère, un frère que l’on a enfin compris avec, entre autres,  le très attendu  « A son image » de Jérôme Ferrari, le lumineux roman d'Olivia de Lamberterie « Avec toutes mes sympathies », ainsi que le troisième roman de la jeune Julia Kerninon« Ma dévotion ».

 

Quoi qu’il en soit, même si cette rentrée nous fâche et nous bouscule, elle nous met aussi face à de l’intime, donc à une tentative de compréhension du monde. Alors pour qu’il aille mieux, ce monde, ça vaut la peine de s’y coller.

 

Retrouvez toute notre sélection :

 

La vérité sort de la bouche du cheval / Meryem Alaoui. - Paris : Gallimard (Editions), 2018.

Résumé : Jmiaa, prostituée de Casablanca, vit seule avec sa fille. Femme au fort caractère et à l’esprit vif, elle n’a pas la langue dans sa poche pour décrire le monde qui l’entoure : son amoureux Chaïba, brute épaisse et sans parole, ou Halima, sa comparse dépressive qui lit le Coran entre deux clients, ou encore Mouy, sa mère à la moralité implacable qui semble tout ignorer de l’activité de sa fille. Mais voici qu’arrive une jeune femme, Chadlia, dite « Bouche de cheval », qui veut réaliser son premier film sur la vie de ce quartier de Casa. Elle cherche une actrice...Un premier roman original et vivant.

Cote : R ALAO.


Un tournant de la vie / Christine Angot. - Paris : Flammarion, 2018.

Résumé : «Je traversais la rue… Vincent passait sur le trottoir d’en face. Je me suis arrêtée au milieu du carrefour. J’étais là, figée. Le cœur battant. Je regardais son dos qui s’éloignait. Torse large, hanches étroites, il avait une stature impressionnante. J’aurais pu courir, le rattraper. Il a tourné au coin de la rue. Je suis restée debout, les jambes coupées. Les yeux fixés sur la direction qu’il avait prise. Je tremblais. Je n’arrivais plus à respirer. J’ai pris mon téléphone dans mon sac, j’ai appelé une amie.».
Cote : R ANGO.


J'ai couru vers le Nil / Alaa El Aswany.  - Arles : Solin-Actes Sud, 2018.

Résumé : Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d'une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fils d'un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d'Etat, qui a des yeux partout, notamment sur eux.

Cote : R ASWA.


La seule histoire / Julian Barnes ; traduit par Jean-Pierre Aoustin. - Paris : Mercure de France, 2018.

Résumé : Paul a 19 ans et s'ennuie un peu cet été-là. Au club de tennis local, il rencontre Susan, 45 ans, mariée, deux grandes filles. Susan est belle, charmante, chaleureuse. Il n'en faut pas davantage pour les rapprocher... La passion ? Non : l'amour, le vrai, total et absolu. Mais peu à peu, Paul va découvrir que Susan a un problème : elle est alcoolique. Il va tout tenter pour la sauver et combattre avec elle ce fléau... Vaut-il mieux avoir aimé et perdre ou ne jamais avoir aimé ?

Cote : R BARN.


Arcadie / Emmanuelle Bayamack-Tam. - Paris : P.O.L, 2018.

Résumé : Farah et ses parents ont trouvé refuge en zone blanche, dans une communauté libertaire qui rassemble des gens fragiles, inadaptés au monde extérieur tel que le façonnent les nouvelles technologies, la mondialisation et les réseaux sociaux. Tendrement aimée mais livrée à elle-même, Farah grandit au milieu des arbres, des fleurs et des bêtes. Mais cet Éden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone sillonnée par les migrants : les portes du paradis vont-elles s’ouvrir pour les accueillir ?

Cote : R BAYA.


Omar et Greg / François Beaune.  - Paris : Le Nouvel Attila, 2018.

Résumé : Omar et Greg sont deux enfants de la ZUP. Le premier, né à Orgeval, un quartier de Reims, est chasseur de skins, avant de s'impliquer dans l'anti-racisme, puis d'entrer en religion. Le second grandit à Vaulx-en-Velin, trouve à 15 ans sa famille de substitution dans un parti nationaliste, et finit par en devenir salarié. C'est à Marseille qu'ils se croisent. Deux types inconciliables en apparence. Deux idéalistes cabossés, deux redresseurs de torts jamais vainqueurs, jamais vaincus. Entre eux naît une amitié hors norme. Et une alliance politique pour le moins inédite. Avec, au cœur de leur projet, une obsession : qu'est-ce qu'être français ? Un jour, ils rencontrent l'écrivain François Beaune. Lui écoute les gens, se met à leur place, restitue leurs voix, au plus près de ce qu'elles peuvent dire du monde. Omar et Greg est l'histoire vraie de deux citoyens engagés et enragés qui, par leurs contradictions, incarnent un destin français.

Cote : R BEAU 


Nous, les vivants / Olivier Bleys. - Paris : Albin Michel, 2018.

Résumé : Perché dans les Andes à 4 200 mètres d’altitude, le refuge de Maravilla défie la raison. C’est là, au ras du vide, que Jonas, un pilote d’hélicoptère venu ravitailler le gardien, se trouve bloqué par une tempête.

Cote : R BLEY.

 

 

 

 

Le guetteur / Christophe Boltanski. - Paris : Stock (Editions), 2018.

Résumé : Mais qui guette qui ? Lorsque le narrateur découvre dans l’appartement de sa mère le manuscrit d’un polar qu’elle avait entamé, « Le Guetteur », il est intrigué. Des recensements de cigarettes fumées, les pneus des voitures voisines crevés - comment vivait cette femme fantasque et insaisissable ? Elle qui aimait le frisson, pourquoi s’est-elle coupée du monde ? Elle a vécu à Paris avec pour seul compagnon son chien Chips. Maintenant qu’elle est morte, le mystère autour d’elle s’épaissit. Alors il décide de la prendre en filature. Et de remonter le temps. Est-ce dans ses années d’études à la Sorbonne, en pleine guerre d’Algérie, où l’on tracte et l’on se planque, que la jeune femme militante bascule ?

Cote : R BOLT.

 

 

Capitaine / Adrien Bosc. - Paris : Stock (Editions), 2018.

Résumé : Le 24 mars 1941, le Capitaine-Paul-Lemerle quitte le port de Marseille, avec à son bord les réprouvés de la France de Vichy et d’une Europe en feu, les immigrés de l’Est et républicains espagnols en exil, les juifs et apatrides, les écrivains surréalistes et artistes décadents, les savants et affairistes. Temps du roman où l’on croise le long des côtes de la Méditerranée, puis de la haute mer, jusqu’en Martinique, André Breton et Claude Lévi-Strauss dialoguant, Anna Seghers, son manuscrit et ses enfants, Victor Serge, son fils et ses révolutions, Wifredo Lam, sa peinture, et tant d’inconnus, tant de trajectoires croisées, jetés là par les aléas de l’agonie et du hasard, de l’ombre à la lumière.

Cote : R BOSC.

 

 

Les fureurs invisibles du cœur / John Boyne. - Paris : Lattès (Editions Jean-Claude), 2018.

Résumé : Cyril Avery n'est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais - ou du moins, c'est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s'il n'est pas un vrai Avery, qui est-il ? Né d'une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d'un couple dublinois aisé et excentrique par l'entremise d'une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux…

Cote : R BOYN.



Le monarque des ombres / Javier Cercas ; traduit de l'espagnol par Aleksandar GrujiÏciÂc ; avec la collaboration de Karine Loueson. - Arles : Actes sud, 2018.

Résumé : Manuel Mena a dix-neuf ans quand il est mortellement atteint, en 1938, en pleine bataille, sur les rives de l’Èbre. Le vaillant sous-lieutenant, par son sacrifice, fera désormais figure de martyr au sein de la famille maternelle de Cercas et dans le village d’Estrémadure où il a grandi. La mémoire familiale honore et transmet son souvenir alors que surviennent des temps plus démocratiques, où la gloire et la honte changent de camp. Que fut vraiment la vie de Manuel Mena, quelles furent ses convictions, ses illusions, comment en rendre compte, retrouver des témoins, interroger ce destin et cette époque en toute probité, les raconter sans franchir la frontière qui sépare la vérité de la fiction ?

Cote : R CERC.

 

 

Une douce lueur de malveillance / Dan Chaon ; traduit par Hélène Fournier. - Paris : Albin Michel, 2018.

Résumé : Nous n'arrêtons pas de nous raconter des histoires sur nous-mêmes. Mais nous ne pouvons maîtriser ces histoires. Les événements de notre vie ont une signification parce que nous choisissons de leur en donner une". Tel pourrait être le mantra de Dustin Tillman, psychologue dans la banlieue de Cleveland. Ce quadragénaire, marié et père de deux adolescents, mène une vie somme toute banale lorsqu'il apprend que son frère adoptif, Rusty, vient d'être libéré de prison. C'est sur son témoignage que, trente ans plus tôt, celui-ci a été condamné à perpétuité pour le meurtre de leurs parents et de deux proches. Maintenant que des tests ADN innocentent son frère, Dustin s'attend au pire. Au même moment, l'un de ses patients, un policier en congé longue maladie, lui fait part de son obsession pour une étrange affaire : la disparition de plusieurs étudiants des environs retrouvés noyés, y voyant la marque d'un serial killer. Pour échapper à sa vie personnelle, Dustin se laisse peu à peu entraîner dans une enquête périlleuse, au risque de franchir les limites que lui impose son rôle de thérapeute.

Cote : R CHAO.


L'abattoir de verre / Joseph Michael Coetzee ; traduit par Georges Lory. - Paris : Seuil, 2018.

Résumé : Une femme, écrivain, face aux assauts de la vieillesse. Chaque jour qui passe la rapproche de l’ombre, et elle constate, avec calme et lucidité, la déliquescence de ses facultés mentales. Autour d’elle se pressent les enfants, qui s’inquiètent pour elle, l’admonestent de quitter l’Australie pour les rejoindre. Elle s’y refuse pourtant, préférant affronter l'inéluctable dans la liberté et l'indépendance de la solitude, s'interrogeant jusqu'au bout, sans relâche, sur le sens de sa propre existence et sur la nature profonde de notre humanité.

Cote : R COET.

 

 

Le peintre dévorant la femme/ Kamel Daoud.  - Paris : Editions Stock, 2018.

Résumé : "Je suis un "Arabe" invité à passer une nuit dans le musée Picasso à Paris, un octobre au ciel mauvais pour le Méditerranéen que je suis. Une nuit, seul, en enfant gâté mais en témoin d'une confrontation possible, désirée, concoctée. J'appréhendais l'ennui cependant, ou l'impuissance. Pour comprendre Picasso, il faut être un enfant du vers, pas du verset. Venir de cette culture-là, sous la pierre de ce palais du sel, dans ce musée, pas d'une autre. Pourtant la nuit fut pleine de révélations : sur le meurtre qui peut être au cœur de l'amour, sur ce cannibalisme passionné auquel l'orgasme sursoit, sur les miens face à l'image et le temps, sur l'attentat absolu, sur Picasso et son désespoir érotique".

Cote : R DAOU.


Ca raconte Sarah / Pauline Delabroy-Allard. - Paris : Minuit (Editions de), 2018.

Résumé : Ca raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d'une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l'allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l'étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure.
Ce moment précis et minuscule, un basculement d'une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

Cote : R DELA.


La chance de leur vie / Agnès Desarthe. - Paris : Olivier (Editions de l'), 2018.

Résumé : Hector, Sylvie et leur fils Lester s’envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l’entourent. Fragile, rêveuse, Sylvie n’en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d’un groupe d’adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans. Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l’Amérique, sans le savoir, s’apprête à élire Donald Trump.

Cote : R DESA.

 

 

 

La vraie vie / Adeline Dieudonné. - Paris : L'iconoclaste, 2018.

Résumé : Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs. Avec son frère, Gilles, elle tente de jouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

Cote : R DIEU.

 

Frère d'âme / David Diop. - Paris : Ed. du Seuil, 2018.

Résumé : Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l'attaque contre l'ennemi allemand. Les soldats s'élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d'Alfa, son ami d'enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s'enfuit...

Cote : R DIOP.


Le bûcher / György Dragomán ; Joêlle Dufeuilly.  - Paris : Gallimard, 2018.

Résumé : La Roumanie vient tout juste de se libérer de son dictateur. Les portraits du camarade général ont été brûlés dans la cour de l'internat où Emma, treize ans, arrivée après la mort tragique de ses parents, cherche encore à s'orienter. Quand une inconnue se présente comme étant sa grand-mère, elle n'a d'autre choix que de la suivre dans sa ville natale. Cette femme étrange partage sa maison avec l'esprit de son mari défunt et pratique la sorcellerie.  Mais Emma comprend vite qu'il y a d'autres raisons à l'accueil malveillant que lui réservent les habitants de la ville. Peu à peu, elle découvre les secrets de sa famille. Profondément traumatisée et compromise par l'histoire qu'a traversée son pays, sa grand-mère a utilisé les pouvoirs de la magie pour surmonter des décennies dominées par la peur, la manipulation et la terreur. Et c'est cette force-là qu'Emma tente à son tour de libérer en elle pour trouver sa place dans un monde de nouveau bouleversé.

Cote : R DRAG.


Manhattan Beach / Jennifer Egan ; traduit par Aline Weill. - Paris : Laffont (Robert), 2018.

Résumé : Printemps 1903. Un prédicateur tente d'échapper au scandale en installant sa communauté dans le Michigan. Le charismatique Benjamin Purnell promet la vie éternelle à ses adeptes, en particulier aux belles jeunes filles. Comment expliquer alors qu'une adolescente ait été enterrée ? Inspiré par une histoire vraie, ce court roman aborde de façon inédite les fondamentaux de l'auteure : la lisière entre la vie et la mort, la sexualité effrayante et fascinante, l'inattendu et l'étrange…

Cote : R EGAN.

 

Des raisons de se plaindre / Jeffrey Eugenides. - Paris : Olivier (Editions de l'), 2018.

Résumé : La gent masculine, voilà le sujet des nouvelles qui composent Des raisons de se plaindre. Leurs petites lâchetés, leur mauvaise foi, leurs erreurs et leurs errances. Leurs soucis d'argent, leurs peines de coeur et leur compétition sexuelle... mais aussi leur charme, leur maladresse. On n'aimerait pas forcément croiser ces personnages dans la vraie vie. Mais l'humour et la cocasserie les rachètent. En somme, ils nous ressemblent.

Cote : R EUGE.

 

 

 


Helena / Jérémy Fel. - Paris : Payot & Rivages, 2018.
Résumé : Kansas, un été plus chaud qu'à l'ordinaire. Une décapotable rouge fonce sur l'Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l'ombre. Des hurlements s'échappent d'une cave. Des rêves de gloire naissent, d'autres se brisent. La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue. Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l'équilibre familial. Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu'en l'infligeant à d'autres... Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d'où ils tenteront par tous les moyens de s'extirper....

Cote : R FEL.


A son image / Jérôme Ferrari. - Arles : Actes sud, 2018.

Résumé : Par une soirée d’août, Antonia, flânant sur le port de Calvi après un samedi passé à immortaliser les festivités d’un mariage sous l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Après des heures d’ardente conversation, la jeune femme, bien qu’épuisée, décide de rejoindre le sud de l’île, où elle réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup. L’office funèbre de la défunte est célébré, mais dans la fournaise de la petite église, les images déferlent de toutes les mémoires, reconstituant la vie d’Antonia…

Cote : R FERR.

 


Gaspard de la nuit / Elisabeth De Fontenay. - Paris : Editions Stock, 2018.                                           

Résumé : "Il ne se regarde pas dans la glace. Il sourit rarement, ne rit pas, ne pleure pas. Il n'affirme jamais : ceci est à moi, mais seulement parfois demande : est-ce que c'est pour moi ? Il dit rarement je et ignore-le tu. Il ne prononce pas mon prénom. Pourtant, la surprise, lorsque je me vois par hasard dans un miroir, de découvrir ses yeux dans mes yeux m'oblige à présumer une parenté de nos vies secrètes, à conjecturer chez lui une histoire qui aura continué ailleurs et dont je cherche à déchiffrer les trop rares messages, en enquêteuse incompétente, impatiente et inconsolée"...

Cote : R FONT.

 

Dix-sept ans / Eric Fottorino. - Paris : Gallimard (Editions), 2018.

Résumé : Un dimanche de décembre, une femme livre à ses trois fils le secret qui l’étouffe. En révélant une souffrance insoupçonnée, cette mère niée par les siens depuis l’adolescence se révèle dans toute son humanité et son obstination à vivre libre, bien qu’à jamais blessée..

Cote : R FOTT.


 

Maîtres et esclaves/ Paul Greveillac. - [Paris] : Gallimard,  2018. Résumé : Kewei naît en 1950 dans une famille de paysans chinois, au pied de l'Himalaya. Au marché de Ya'an, sur les sentes ombragées du Sichuan, aux champs et même à l'école, Kewei, en dépit des suppliques de sa mère, dessine du matin au soir. La collectivisation des terres bat son plein et la famine décime bientôt le village. Repéré par un garde rouge, Kewei échappe au travail agricole et à la rééducation permanente.
Sa vie bascule. Il part étudier aux Beaux-Arts de Pékin, laissant derrière lui sa mère, sa toute jeune épouse, leur fils et un village dont les traditions ancestrales sont en train de disparaître sous les coups de boutoir de la Révolution. Dans la grande ville, Kewei côtoie les maîtres de la nouvelle Chine. Il obtient la carte du Parti. Devenu peintre du régime, il connaît une ascension sans limite.

Cote : R GREV


Idiotie / Pierre Guyotat. - Paris : Grasset (Editions), 2018.
Résumé : " Cet Idiotie, qui peut faire suite aux textes dits "autobiographiques" que j'ai publiés de 2007 à 2010 (Gallimard), traite de mon entrée, jadis, dans l'âge adulte, entre ma dix-neuvième et vingt-deuxième année, entre 1959 et 1962. J'y ai choisi ces épisodes en raison de leur retentissement en moi alors et des forces qui s'y manifestent : ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu'on nomme le "réel" , ma tension de tous les instants vers l'Art et vers plus grand que l'humain, ma pulsion de rébellion permanente : contre le père pourtant tellement aimé, contre l'autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d'Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.

Cote : R GUYO.

 

 

La ville gagne toujours/ Omar Robert Hamilton ; traduit de l'anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel. - 27-Mesnil-sur-l'Estrée : Impr. CPI Firmin-Didot, 2018.
Résumé : 2011 au Caire. Des cris et des plaintes s'élèvent dans les rues. Des cailloux, des grenades et des slogans pleuvent sur l'armée. Des femmes sont violentées. Les hôpitaux débordent, tout comme les morgues. Le peuple égyptien se dresse contre le régime de Moubarak. Khalil, Mariam, Hafez et les autres organisent la résistance. Khalil a quitté les Etats-Unis pour venir se battre auprès des siens. Mariam soigne les blessés, ravitaille les infirmeries, aide à faire libérer les opposants qui ont été arrêtés.
Cote : R HAMI.

 

 

Lèvres de pierre : Nouvelles classes de littérature / Nancy Huston.  - Arles : Actes sud, 2018.

Résumé : Au Cambodge, tout le monde sourit. Les habitants comme leurs bouddhas de pierre. Un sourire aussi impénétrable qu’indélébile, masque qui protège plus qu’il ne projette et qui, rapporté à l’histoire violente du pays, produit chez le visiteur un vertige singulier, lui tend un troublant miroir. C’est ce vertige, ce trouble qu’explore Nancy Huston en questionnant les correspondances improbables qui lient pourtant intimement son propre parcours à celui d’un certain Saloth Sâr, garçon cambodgien aux mues douloureuses, à l’identité assaillie, avant qu’il ne devienne... Pol Pot.

Cote : R HUST.

 


Chien-Loup / Serge Joncour. - Paris : Flammarion, 2018.

Résumé : L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.

Cote : R JONC.


Eden springs / Laura Kasischke ; traduit par Céline Leroy. - Lille : Page à Page, 2018.
Résumé : Printemps 1903. Un prédicateur tente d'échapper au scandale en installant sa communauté dans le Michigan. Le charismatique Benjamin Purnell promet la vie éternelle à ses adeptes, en particulier aux belles jeunes filles. Comment expliquer alors qu'une adolescente ait été enterrée ? Inspiré par une histoire vraie, ce court roman aborde de façon inédite les fondamentaux de l ?auteure : la lisière entre la vie et la mort, la sexualité effrayante et fascinante, l'inattendu et l'étrange.

Cote : R KASI.


Un monde à portée de main / Maylis de Kerangal. - Paris : Gallimard (Editions), 2018.
Résumé : « Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage. ».

Cote : R KERA.



Ma dévotion / Julia Kerninon. - Rodez : Rouergue, 2018.

Résumé : Après vingt-trois ans de silence, Helen et Frank se croisent par hasard sur un trottoir de Londres. Dans le choc des retrouvailles, la voix d'Helen s'élève pour livrer à Frank sa version de leur vie ensemble, depuis leur rencontre en 1950, à Rome, alors qu'ils étaient encore adolescents, jusqu'à ce jour terrible de janvier 1995, qui signa leur rupture définitive. Elle retrace l'éblouissante carrière de peintre de Frank, et tout ce qu'il lui doit, à elle, sa meilleure amie…

Cote : R KERN.


Khalil / Yasmina Khadra. - Paris : Julliard, 2018.

Résumé : Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale. Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?

Cote : R KHAD.


Manuel de survie à l'usage des jeunes filles / Mick Kitson ; traduit par Céline Schwaller. - Paris : Métailié (Editions Anne-Marie), 2018.

Résumé : Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ? Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur. Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Cote : R KITS.

 


La Somme de nos folies / Shih-Li Kow ; traduit par Frédéric Grellier. - Paris : Zulma, 2018.

Résumé : A Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables. Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed & breakfast....

Cote : R KOW.

 

Forêt obscure / Nicole Krauss ; traduit par Paule Guivarch. - Paris : Olivier (Editions de l'), 2018.

Résumé : Jules Epstein a disparu. Après avoir liquidé tous ses biens, ce riche new-yorkais est retrouvé à Tel-Aviv, avant qu’on perde à nouveau sa trace dans le désert. L’homme étrange qu’il a rencontré, et qui l’a convié à une réunion des descendants du roi David, y serait-il pour quelque chose ? A l’histoire d’Epstein répond celle de Nicole, une écrivaine américaine qui doit affronter le naufrage de son mariage. Elle entreprend un voyage à Tel-Aviv, avec l’étrange pressentiment qu’elle y trouvera la réponse aux questions qui la hantent. Jusqu’au jour où un étrange professeur de littérature lui confie une mission d’un ordre un peu spécial.

Cote : R KRAU.

 

Avec toutes mes sympathies / Olivia de Lamberterie. - Paris : Stock (Editions), 2018.

Résumé : "Les mots des autres m'ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire. Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste. Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. » O. L.

Cote : R LAMB.

 

La robe blanche / Nathalie Léger. - Paris : P.O.L, 2018.
Résumé : "Elle voulait porter la paix dans les pays qui avaient connu la guerre. Elle pensait, disait-elle, faire régner l'harmonie par sa seule présence en robe de mariée. Ce n'est pas la grâce ou la bêtise de son intention qui m'a intéressée, c'est qu'elle ait voulu, par son geste, réparer quelque chose de démesuré et qu'elle n'y soit pas arrivée. Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde ? Sans doute pas plus que les mots ne peuvent rendre justice à une mère en larmes"

Cote : R LEGE.


Les cigognes sont immortelles / Alain Mabanckou. - Paris : Seuil, 2018.

Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l’Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l’arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l’apprentissage du mensonge.

Cote : R MABA.


Leurs enfants après eux / Nicolas Mathieu.  - Arles : Actes sud, 2018.

Résumé : Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Cote : R MATH.

 

Le meurtre du commandeur (n° 1) : Une idée apparaît : Livre 1 / Haruki Murakami ; traduit par Hélène Morita et Tomoko Oono.  - Paris : Belfond, 2018.

Résumé : Quand sa femme lui a annoncé qu'elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d'inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s'est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d'un artiste de génie, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d'affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d'une grande violence, le meurtre d'un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C'est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s'était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ?

Cote : R MURA.

 

Le meurtre du commandeur (n° 2) : La metaphore se déplace : Livre 2 / Haruki Murakami ; traduit par Hélène Morita et Tomoko Oono.  - Paris : Belfond, 2018.

Résumé : Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l'intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d'hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé. Le narrateur lui plante un couteau dans le coeur. Une trappe s'ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l'invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d'un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal.

Cote : R MURA.

 

L'Evangile selon Youri / Tobie Nathan. - Paris : Stock (Editions), 2018.

Résumé : Elie : vieillissant, désabusé, divorcé, désencombré des illusions sur la vie. Voici comment on pourrait décrire ce psy aux méthodes particulières qui dirigea longtemps un centre d’ethnopsychiatrie au cœur de Paris. C’est un spécialiste en « étrangeté ». Un petit migrant roumain, aux cheveux hirsutes et aux yeux immenses de clarté, va dérouter Élie, autant que ses compagnons du quotidien, le fripier Samuel tenant boutique boulevard Arago, Le-Poète jamais avare d’une récitation, ou Le-Professeur et ses problèmes cardiaques. Oui, un garçon de dix ans, silencieux et intense. Est-ce lui qui déplace les tables à distance, fait exploser les pierres précieuses des colliers ou guérit les maladies les plus réfractaires d’un doigt posé sur la plaie ? Sorcier ou « immigré nouvelle génération » ? Imposteur ou messie de nos temps troublés ? Il faut prendre garde aux étrangers que nous croisons : parmi eux se cachent des êtres d’exception.

Cote : R NATH.

 

Les prénoms épicènes / Amélie Nothomb. - Paris : Albin Michel, 2018.

Résumé : « La personne qui aime est toujours la plus forte. ».

Cote : R NOTH.


Quatre-vingt-dis secondes / Daniel Picouly. - Paris : Albin Michel, 2018.

Résumé : "Le diable a bu du rhum. On a souillé les églises, déterré les cadavres. Saint-Pierre doit se repentir. Tandis que je crache de la boue et du feu, que je ravage les champs, les bêtes et les hommes, ils battent des mains comme des enfants à Carnaval. Ils oublient de redevenir des animaux sages, de faire confiance à leur instinct. Fuyez ! Je suis la montagne Pelée, dans trois heures, je vais raser la ville.Trente mille morts en quatre-vingt-dix secondes.".

Cote : R PICO.

 


 

Le cœur blanc / Catherine Poulain. - Paris : Olivier (Editions de l'), 2018.

Résumé : Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié - l'amour  d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.

Cote : R POUL.

 

L'hiver du mécontentement / auteur Thomas B Reverdy. - Paris : Ed. Flammarion.

Résumé : L'Hiver du mécontentement, c'est ainsi que le journal le Sun qualifia l'hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l'hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare. Ce personnage, la jeune Candice va le jouer, dans une mise en scène exclusivement féminine. Entre deux tournées à vélo pour livrer des courriers dans un Londres en proie au désordre, elle cherchera à comprendre qui est Richard III et le sens de sa conquête du pouvoir. Au théâtre Warehouse, lors d’une répétition, elle croisera une Margaret Thatcher encore méconnue venue prendre un cours de diction et déjà bien décidée à se hisser à la tête du pays. Elle fera aussi la rencontre de Jones, jeune musicien brutalement licencié et peu armé face aux changements qui s'annoncent. Thomas B. Reverdy écrit le roman de cet hiver qui a sonné le glas d'une époque et accouché d'un autre monde, un monde sans pitié où Just do it ne servira bientôt qu'à vendre des chaussures. Mais il raconte aussi comment de jeunes gens réussissent à s'y faire une place, en luttant avec toute la vitalité, la détermination et les rêves de leur âge...

Cote: R REVE.

 

La maison golden / Salman Rushdie ; traduit par Gérard Meudal. - Arles : Actes sud, 2018.

Résumé : Le jour de l’investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d’un lointain Orient prend ses quartiers dans le bijou architectural des Jardins, une communauté préservée nichée au coeur de Greenwich Village, à New York. Flanqué d’une jeune maîtresse russe, la sulfureuse Vasilisa, Néron Golden est accompagné de ses trois fils adultes, aussi brillants que névrosés : Petronius, dit Petya, l’agoraphobe génie de l’informatique, Lucius Apuleius, dit Apu, l’artiste mystique, et Dionysos, dit D., l’indéfini sexuel. Parmi les demeures qui ceignent les Jardins se trouve celle de René Unterlinden, jeune cinéaste putatif, traumatisé par la récente disparition de ses parents dans un accident. Quand les Golden emménagent, René, comprenant que ces fascinants nouveaux voisins seront son remède et sa muse, fait leur connaissance, devient leur familier et calque l’écriture du scénario de son ?lm sur les événements qui secouent cette maisonnée dont bien des secrets, passés, présents et futurs, lui échappent encore.

Cote : R RUSH.


Le train d'Erlingen : ou La métamorphose de Dieu / Boualem Sansal. - Paris : Gallimard (Editions), 2018.

Résumé : Ute Von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute lui raconte la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle « les Serviteurs », car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas. Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées ?

Cote : R SANS.

 

Piranhas / Roberto Saviano. - Paris : Gallimard, 2018.

Résumé : Naples, quartier de Forcella. Nicolas Fiorillo vient de donner une leçon à un jeune homme qui a osé liker des photos de sa copine sur les réseaux sociaux. Pour humilier son ennemi, Nicolas n’est pas venu seul, il s’est entouré de sa bande, sa paranza : ils ont entre dix et dix-huit ans, ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité et la violence.

Cote : R SAVI.

 

 


Tu t'appelais Maria Schneider / Vanessa Schneider. - Paris : Grasset et Fasquelle (Editions), 2018.

Résumé : « Tu étais libre et sauvage. D’une beauté à couper le souffle. Tu n’étais plus une enfant, pas encore une adulte quand tu enflammas la pellicule du "Dernier Tango à Paris", un huis clos de sexe et de violence avec Marlon Brando. Tu étais ma cousine. J’étais une petite fille et tu étais célèbre. Tu avais eu plusieurs vies déjà et de premières fêlures. Tu avais quitté ta mère à quinze ans pour venir vivre chez mes parents. Ce "Tango" marquait le début d’une grande carrière, voulais-tu croire. Il fut le linceul de tes rêves. Tu n’étais préparée à rien, ni à la gloire, ni au scandale. Tu as continué à tourner, mais la douleur s’est installée. Cette histoire, nous nous étions dit que nous l’écririons ensemble. Tu es partie et je m’y suis attelée seule, avec mes souvenirs, mes songes et les traces que tu as laissées derrière toi. Ce livre parle beaucoup de toi et un peu de moi. De cinéma, de politique, des années soixante-dix, de notre famille de fous, de drogue et de suicide, de fêtes et de rires éclatants aussi. Il nous embarque à Londres, à Paris, en Californie, à New York et au Brésil. On y croise les nôtres et ceux qui ont compté, Alain Delon, Brigitte Bardot, Patti Smith, Marlon Brandon, Nan Goldin… Ce livre est pour toi, Maria. Je ne sais pas si c’est le récit que tu aurais souhaité, mais c’est le roman que j’ai voulu écrire ».

Cote : R SCHN.

 

Un fils obeïssant / Laurent Seksik. - Paris : Ed. Flammarion, 2018.

Résumé : Un homme se rend sur la tombe de son père un an après sa disparition pour y tenir un discours devant une assemblée de proches.  Le neuvième roman de Laurent Seksik, le premier où il ose le je, embrasse une vie d’amour filial. Ce voyage entre présent et passé entremêle l’épopée prodigieuse d’un grand- oncle dans le siècle, le parcours initiatique du garçon obéissant qui réalisa le rêve de son père d’avoir un fils écrivain et le tragique de la perte de l’être cher.

Cote : R SEKS.

 


 

Swing time / Zadie Smith. - Paris : Gallimard (Editions), 2018.

Résumé : Deux petites filles métisses d’un quartier populaire de Londres se rencontrent lors d’un cours de danse. Entre deux entrechats, une relation fusionnelle se noue entre elles. Tracey intègre une école de danse, tandis que la narratrice, poursuit une scolarité classique au lycée puis à l’université, et toutes deux se perdent de vue. La plus sage devient l'assistante personnelle d’Aimee, une chanteuse mondialement célèbre. Pendant ce temps, la carrière de Tracey démarre, puis stagne, tandis que progresse son instabilité psychologique. Après une série d’événements choquants, les deux amies se retrouveront pour un dernier pas de danse.

Cote : R SMIT.

 

La douce indifférence du monde / Peter Stamm ; traduit par Pierre Deshusses. - Paris : Christian Bourgois, 2018.

Résumé : Un homme, appelons-le le narrateur, donne rendez-vous à une femme prénommée Lena dans le grand cimetière de Stockholm. Cette femme est une inconnue (nous apprendrons plus tard qu'elle est comédienne et a joué Mademoiselle Julie au théâtre), mais elle rappelle intensément au narrateur la jeune femme dont il a été très amoureux il y a une vingtaine d'années. Cette dernière s'appelait Magdalena, était aussi comédienne et elle aussi avait joué Strindberg. Après leur rupture, le narrateur a écrit un livre sur les trois années qu'ils ont vécu ensemble et il veut en donner les détails à l'inconnue de Stockholm. Lena accepte de l'écouter, mais se moque des similitudes qui lui semblent forcées entre sa vie et celle de Magdalena, invoquant à chaque détail troublant une coïncidence et ne cessant de répéter qu'elle ne peut être Magdalena puisqu'elle a vingt ans de moins.

Cote : R STAM.

 


Asta : où se réfugier quand aucun chemin ne mène hors du monde / Jon Kalman Stefansson. - Paris : Grasset (Editions), 2018.

Résumé : Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi, bientôt la trentaine, tombe fou amoureux d'Helga qui est belle comme le jour - on lui dit qu'elle ressemble à Elizabeth Taylor. Le couple va avoir deux filles en deux ans, Sesselja, puis Ásta. Un avenir radieux leur semble promis. Vingt ans plus tard, Ásta vit à Vienne, en Autriche. Elle fait des études de théâtre, en traînant un mal-être qui la ronge. Quand elle apprend le décès de sa grande sœur, elle se sent coupable de n'avoir pas répondu à ses lettres et surtout, elle comprend qu'elle est plus seule que jamais.

Cote: R STEF.

 


Hôtel Waldheim/ François Vallejo. - [Paris] : Hamy (Editions Viviane), 2018.

Résumé : Un passé qui ressurgit mystérieusement par le biais de lettres anonymes, et voilà Jeff Valdera, le narrateur du nouveau roman de François Vallejo, obligé de remuer ses souvenirs, de revivre son adolescence pendant les années 70, alors que le monde se partageait en deux blocs, pour découvrir qu'elle n'a peut-être pas été tout à fait comme il l'avait cru jusqu'alors...

Cote: R VALL.

 

 

Katie / Christine Wunnicke ; Stéphanie Lux. - [Paris] : Jacqueline Chambon, 2018.

Résumé : Londres, 1870. L'esprit du mesmérisme souffle sur la ville, où se multiplient les séances de spiritisme et où les médiums sont légion. La plus célèbre prêtresse de ce dialogue avec l'au-delà n'est autre que la jeune Florence Cook, qui chaque soir fait apparaître Katie, fille d'un pirate gallois du XVIIe siècle. Sir William Crookes, physicien de renom, chargé par un des admirateurs de Florence d'examiner ce cas passionnant, accueille cette dernière dans la demeure familiale…

Cote: R WUNN.

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