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Publié le : 12/02/2015

Manga

 

A l'occasion de l'atelier Manga qui a lieu à la médiathèque de Mauguio, retrouvez l'univers du Manga...

 

Le manga ? What is it ? Petite histoire…

 

Les mangas sont des bandes dessinées de petit format, en noir et blanc  qui se lisent souvent dans le sens inverse des bandes dessinées occidentales : de droite à gauche, ce qui correspond au sens de lecture japonais. La particularité du manga est que ses héros grandissent en même temps que ses lecteurs et se diversifie selon les goûts d'un public de plus en plus important.

Le mangaka est l’auteur des mangas. Il s’occupe du scénario, du découpage et des croquis. Quand le manga marche, il devient chef d’entreprise et crée son studio (ex : les studios CLAMP). Il existe 3000 mangakas au Japon.

L’éditeur est en général responsable de 7 à 8 auteurs, il a un rôle actif et collabore étroitement avec le mangaka. Néanmoins les créations restent la propriété du mangaka.

Les mangas japonais sont très rarement édités directement sous forme de volumes reliés comme en France et partout ailleurs dans le monde. Ils paraissent tout d'abord de manière découpée dans des magazines de prépublication, des revues spécialisées qui leur sont consacrées (mangashi). Les rythmes de publication de ces magazines peuvent beaucoup varier, allant de l'hebdomadaire aux publications mensuelles voire trimestrielles. Les séries y sont souvent publiées par chapitres d'une dizaine à une vingtaine de pages. À l'intérieur d'un même magazine, le papier peut parfois changer de couleur, afin de distinguer rapidement les différentes séries les unes des autres.  Ces magazines, bon marché, s'écoulent en grand nombre, c'est-à-dire en millions d'exemplaires pour certains, et se lisent un peu partout. A la fin du magazine, il y a un coupon que les lecteurs renvoient pour voter pour leur série préférée. Quand le succès est au rendez-vous, un tonkobon est édité (bédé au format que nous avons en France). L'édition du manga représente plus d'un tiers par ses tirages, et près d'un quart par ses revenus, de l'ensemble de l'édition japonaise. En 2008, sur 3,2 milliards de publications vendues au Japon, on comptabilisait 669 millions de magazines de manga  et 478 millions de recueils de manga.

Aujourd’hui, plus de 120 millions de mangas sont vendus par semaine au Japon.

 

Et en France alors ?

Introduits en France en 1978 avec la revue Le cri qui tue, les mangas ne sont publiés dans leur sens  de lecture original que depuis 1995 environ. Toutefois, les éditeurs français ne se plient pas systématiquement à cette spécificité. Certains choisissent alors de simplement retourner les images, ce qui occasionne des incohérences qui peuvent être douteuses (un droitier qui devient gaucher, un coup porté au cœur qui perd son sens avec une image inversée ou encore un salut nazi effectué du bras gauche dans L'Histoire des 3 Adolf). D'autres adaptent entièrement les ouvrages en retournant seulement certaines images, changeant la mise en page et en redessinant certains éléments graphiques.

La plupart des éditeurs français ont actuellement adopté le sens de lecture japonais, dans un but d'économie et de respect de l'œuvre. Cela les expose à se couper d'un lectorat plus large (notamment âgé) que les habitués du genre. Hergé, en particulier, a codifié la BD pour une lecture de gauche à droite et le lecteur aux habitudes acquises risque de lire la fin d'une action ou d'un gag avant le début. Cependant, la vague de démocratisation qu'a connue le manga en France auprès des jeunes a fait que la plupart des lecteurs préfèrent désormais le sens de lecture japonais.

 

 

 

 

 

Sens de lecture d'un manga

 

 

 

 

 

Le manga en quelques chiffres...

1er manga édité en France : AKIRA  puis ont suivi le roi Léo et princesse Saphir.

30% du chiffre d’affaire de la bande-dessinée en France est représenté par la vente de mangas.

Cet engouement est dû au fait que les bande-déssinées franco belges sont le plus souvent réalistes (largo winch, XIII…), les mangas japonais apportent un vent nouveau. Le sexe et la violence sont présents.

Glénat, Kana et Pika : ce ne sont pas des pokémons mais les 3 éditeurs qui se partagent la majorité de la production de mangas.

6.95 euros c’est le prix moyen d’un manga quand une bédé franco-belge coûte le double.

 

Le manga et son public…  

 
 Le shonen : pour les jeunes garçons.

Particularité : L’histoire en deux mots un looser qui a un fort potentiel qui est déterminé et honnête.

Exemple : dragon ball, fairy tail

 

 

 

Le shojo : pour les jeunes filles.

L’histoire en général est une histoire d’amour, de mode, d’école…

Particularité : La plupart des des histoires ont pour fond les relations amoureuses entre filles et garçons. L’expression des sentiments y est souvent exarcerbée et les décors réduits à leur plus simple  expression. Ce genre à part entière possède ses codes graphiques, entre autre l’accent mis sur les expressions ou encore des graphismes tout en finesse

Exemple : les studios CLAMP, une association de 4 filles mangakas

 

Le seinen : pour les adultes

Particularité : une solide narration en images. Le sexe est présent, il n’est pas gratuit mais est exposé

sans tabous. La violence y est décrite alors que le Japon est un pays où la criminalité fait partie des taux mondiaux les plus bas.

Il existe une grande diversité de genres… Les hentaï sont des mangas pour les adultes, adultes sous entend des scènes d’amour explicites…

Comme dans  les yaoï  qui racontent des amours homosexuelles entre hommes. Comme dans le shônen, les principaux protagonistes du yaoi sont des hommes, mais cette fois, les scènes sont beaucoup plus décrites. Dans chaque couple, il y a un dominant et un dominé. Le dominant est appelé "seme" et le dominé "uke".

L’équivalent pour les femmes est le Yuri….

 

Le manga et ses codes…

La convention essentielle de la bande dessinée est que la frontière qui sépare chaque case (par un blanc ou un trait) représente du temps. Ce temps peut être particulièrement court voire même inexistant dans le manga. Ce paramètre va favoriser des effets de décomposition de l'action, d'élasticité temporelle et d'accélération de la lecture.

 

  • La notion de temps dans le manga...

- La rapidité

Une des principales caractéristiques du manga est son découpage analytique - "décompressé" . Ce qui veut dire une multiplication d'images ayant  pour but de réduire l'effet temporel d'une scène.
L'enchaînement serré des plans et la volonté de restituer le mouvement ne sont pas sans rappeler le montage cinématographique. On remarque dans ce type d'enchaînement que le temps qui sépare les images est extrêmement court.

  

 

 

 

 

   Radiant de Tony Valente

 

 

 

 

 

 

- Arrêt sur images

Une autre grande caractéristique du manga, c'est le lien qui relie les images. Il ne paraît plus être celui de la succession temporelle. Les images qui s'offrent au lecteur sont comme les bribes éparses d'une même grande image fragmentée. Mac Cloud dans son essai "L'art invisible" démontre que le manga à l'opposé de la bande dessinée américaine ou européenne est la seule à utiliser autant ce dispositif d'enchaînement des images de "point de vue à point de vue". Ce procédé qui évacue la notion de temps promène le regard sur différents aspects d'un endroit, d'une idée, d'une atmosphère.

 

 

 

 

 

20th Century Boys, de Naoki Urasawa (page de gauche - 3 fois le même visage)

 

 

 

 

 

 

 - Temps suspendu : plusieurs points de vue d'une même scène...

Les images détaillées et multipliées d'une même scène créent une ambiance de temporalité continue ou ralentie qui rapproche le lecteur du personnage, comme si le temps du lecteur en coïncidant avec le temps du personnage les unissait. Le fait que des actions anodines soient également rapportées avec la même minutie accentue cette complicité. Dans de nombreux mangas, l'auteur prend le tempsde se "perdre" en considérations annexes, de faire des digressions, de présenter les menus détails de la vie quotidienne et les pensées de son personnage.
Ce procédé est particulièrement sensible par exemple dans les récits de Taniguchi. L'homme qui marche, lente déambulation d'un promeneur contemplatif et observateur, nous amène à penser et goûter ce que ressent le personnage par le simple recours aux images.

 L'homme qui marche de Taniguchi

 

 

  • La mise en page dans le manga


 

Mise en page éclatée

La planche de manga est composée très librement et joue naturellement sur la quantité, la taille et la forme des cases. Le découpage apparaît souvent "éclaté", échevelé, très loin du sage "gaufrier" hergéen. Les cases dans le même récit peuvent être trapézoïdales, triangulaires, étirées en longueur ou en largeur, à bords perdus, pleines pages ou étalées sur des doubles pages, etc, et s'imbriquent dans toutes les positions. Cette variation des cadres associée à une diversité des cadrages n'est pas sans incidence sur les impressions et la perception du temps que peut avoir le lecteur.

 

 

 

 

Mise en page shôjo

Le shôjo inaugure parfois un découpage différent : on y observera moins de cases, moins d'images mais une très forte esthétisation de la mise en page. Celle-ci aérée, voire aérienne, valorise le blanc de la page, blanc qui est plus ici qu'un simple séparateur de cases. La lectrice est plutôt amenée à apprécier l'ensemble de la composition de la planche plutôt qu'à se jeter dans une lecture boulimique. La trajectoire du regard sur la planche, bien que guidée par des lignes de composition, est laissée très libre et doit explorer des détails, les interpréter, apprécier les effets esthétiques.

 

 

 

 

 

 

Personnage mannequin

Le procédé du personnage mannequin, très usité dans le shôjo manga, participe de cette recherche esthétique de la planche. Il s'agit de soustraire provisoirement le personnage principal de l'intrigue (et des cases) en le dessinant en pied, sur le bord extérieur de la planche, isolé des autres éléments graphiques. Le personnage mannequin qui empiète sur plusieurs cases sans appartenir à aucune permet de montrer dans son entier, avec parfois un luxe de détails (coiffure, vêtements), un personnage central. Il introduit également une dimension verticale dans une planche souvent découpée horizontalement.

 

 

Ozamu Tezuka, figure emblématique du manga


Osamu Tezuka né le 3 novembre 1928 et mort le 9 février 1989 à Tokyo, est un mangaka et un animateur, character designer, producteur et scénariste d'anime. Sacré au Japon « Dieu du manga », Osamu Tezuka demeure un grand auteur apprécié du public, un homme ayant influencé de manière décisive la destinée de l'art de l'animation, de l'industrie du manga et de la culture populaire.

Au cours de sa carrière, il va adapter, réinventer et rendre hommage à des mythes cinématographiques et littéraires aussi divers que Pinocchio, Blanche Neige, Faust, les chroniques futuristes de Isaac Asimov ou encore Crime et Châtiment de Dostoïevski.

Son œuvre adopte souvent des allures de méditation sur la nature et la destinée humaine. L’auteur y exprime le souci constant de véhiculer de mille façons différentes un message sous-tendu par quatre caractéristiques majeures : le respect de l'environnement naturel, le respect de la vie et de toutes les créatures vivantes, un profond scepticisme envers la science et la civilisation, et un solide engagement pour la paix et contre la guerre.

Sa force de création est colossale : plus de 170 000 pages dessinées au cours de sa carrière. Il a signé environ 700 œuvres et réalisé environ 70 séries animées, téléfilms animés, longs et courts-métrages d'animation. Plus de 120 millions de mangas ont été vendus depuis sa disparition en 1989.

Il fonde les studios Mushi Production puis Tezuka Productions. Les premières séries animées réalisées à un rythme soutenu y sont expérimentées et mises en images. De même, y sont conçues successivement la première série animée japonaise avec une diffusion hebdomadaire, Astro Boy en 1963, et la première série en couleurs, Le Roi Léo en 1965.

 

Les codes graphiques...

 

Les illustrateurs de manga n’hésitent à jouer sur les codes graphiques pour intensifier l’histoire. Ils vont même jusqu’à caricaturer pour retrouver un effet comique dans une histoire sérieuse. Les héros peuvent même être déformés.

Quelques codes graphiques du manga…

Les émotions sont représentées par divers codes dans le manga.

La gêne : hachures sur le visage, gouttes de sueur, grosse larme accrochée.              

Le bonheur : des effluves, les yeux du protagoniste sont révulsés.

 

 

 

 

Colère : crocs d’animosité, veine croisée, veine sur le front.

Peur : sueur, bouche droite, deux ronds pour les yeux.

 

 

 

 

 

Excitation : saignement de nez.

Mort : deux croix à la place des yeux.

Compréhension : lumière en éclair

 

 

Nos coups de coeur disponibles à la média....

 

La vie de Bouddha / Osamu Tezuka. - Paris : Tonkam (Editions) 2003.

Siddhârta est prince, dans un royaume situé à la frontière du Népal et de l’Inde. Un beau jour, il quitte le palais et se retrouve confronté à la réalité de la vie. Dès lors, il n’aura de cesse d’apprendre et de rechercher la cause originelle de toute chose. Ce voyage initiatique de près de 3 000 pages fera de lui le Bouddha historique. Avec simplicité et humour, nous découvrons la vie complète de l’homme “éveillé”, personnage légendaire né il y a déjà 2 500 ans, mais dont les enseignements restent, par leur humanisme, plus que jamais d’actualité.

Cote : BD VIE

 


 

Le chien gardien d'étoiles / Takashi Murakami. - Paris : Sabacane (Editions) 2011.

L'histoire commence par la découverte des corps sans vie d'un homme et de son chien, dans une carcasse de voiture. Fait étrange, la mort de l'homme remonte à plus d'un an, celle du chien à trois mois à peine.
Flashback... Un petit employé japonais au chômage offre un chiot à sa fille. Bientôt sa femme divorce. L'homme, qui n'a plus rien, part sur les routes, accompagné dans ce qui sera son dernier voyage par son seul et unique ami, le chien.
Un jeune assistant social, chargé de disposer des corps découverts, décide de retracer la vie de ces deux êtres, jusqu'à leur déchéance finale. Il se remémore du même coup sa propre histoire avec le chien de son enfance.

Cote : BD CHI


Quartier lointain / Jirô Taniguchi. - Paris : Casterman (Editions) 1996

Homme mûr de 40 ans, transporté dans la peau de l'adolescent qu'il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu'il était jeune. Et petit à petit, l'année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ou est-il condamné à le revivre, impuissant ? Et retrouvera-t-il son existence normale, sa femme et ses enfants ?

Cote : BD QUA

 

 

Pour finir un petite sélection de sites  de critiques de manga...

mangagate.com

www.manga-sanctuary.com

www.animeland.com

www.manga-news.com

avisdesbulles.com

casemate.fr

www.dbdmag.fr

www.bdtheque.com

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